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Gilets jaunes dans les rues de Cherbourg : vif échange avec la députée Sonia Krimi

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Par , France Bleu Cotentin

Ils étaient une cinquantaine de gilets jaunes à manifester à nouveau ce samedi, dans les rues de Cherbourg. Venus déclamer une lettre devant la permanence de la députée LREM du Cotentin, Sonia Krimi. À quelques jours des conclusions du "Grand débat", ils expliquent pourquoi ils n'en attendent rien.

Les manifestants se sont rendus devant la permanence de la députée LREM, Sonia Krimi. Certains ont pu échanger avec l'élue.
Les manifestants se sont rendus devant la permanence de la députée LREM, Sonia Krimi. Certains ont pu échanger avec l'élue. © Radio France - Léa Guedj

La cortège d'une cinquantaine de manifestants gilets jaunes a pris le départ de la place Napoléon, samedi après-midi. À quelques jours des conclusions annoncées du "Grand débat", c'était l'occasion de réinvestir les rues de Cherbourg, après quelques temps d'absence. Ils ont défilé avec un objectif : la permanence de la députée La République en Marche du Cotentin, Sonia Krimi

La cinquantaine de gilets jaunes sont partis de la place Napoléon. - Radio France
La cinquantaine de gilets jaunes sont partis de la place Napoléon. © Radio France - Léa Guedj

Échange animé avec la députée Sonia Krimi

À l'arrivée de la députée, les discussions sont animées. L'une des manifestantes interpelle Sonia Krimi : "vous avez porté un gilet jaune, c'est le parti LREM qui vous a remonté les bretelles ! On sait comment ça se passe en politique", lui lance-t-elle. "C'était avant qu'il y ait les histoires d'antisémitisme et de violences !", rétorque l'élue, qui s'attendait plus à la venue "d'une délégation" plutôt que ce qu'elle a vécu comme une forme de "lynchage". "Même si je comprends la démarche politique de faire pression (...) je peux ne pas approuver la méthode", ajoute-t-elle.

On n'y a pas vu les plus précaires

De leur côté, les manifestants ont déclamé leur lettre, où ils expliquent "pourquoi les gilets jaunes n'ont pas participé au 'débat Macron'", "illégitime" à leurs yeux, car ayant eu vocation à "donner l'illusion d'établir un dialogue avec les citoyens"

Les manifestants ont déclamé une lettre, principalement adressée au Président Emmanuel Macron, mais mentionnant aussi des problématiques locales. - Radio France
Les manifestants ont déclamé une lettre, principalement adressée au Président Emmanuel Macron, mais mentionnant aussi des problématiques locales. © Radio France - Léa Guedj

"On n'y a pas vu les plus précaires (...), les mères célibataires qui ne peuvent pas faire garder leurs enfants (...), ceux qui travaillent le soir", déplore Cénéric, un des manifestants qui estime que le "Grand débat", organisé par l'exécutif, n'a pas suscité la participation d'une population suffisamment "représentative". "Nous on appelle ça le "grand blabla"", conclut-il.

La lettre à été remise à l'élue LREM de la 4ème circonscription de la Manche, Sonia Krimi. - Radio France
La lettre à été remise à l'élue LREM de la 4ème circonscription de la Manche, Sonia Krimi. © Radio France - Léa Guedj

Les gilets jaunes présents regrettent également que les thématiques abordées aient été "encadrées", de sorte qu'il n'y ait pas de "changement de cap" possible. En revanche,"dans nos "assemblées populaires", la parole est libre (...) et nous tentons de faire en sorte que tout le monde puisse venir", assure Cénéric qui annonce que les conclusions de ces assemblées seront dévoilées quelques jours après celles du "Grand débat", le 17 avril.

Quant au gouvernement, le Premier ministre, Edouard Philippe, s'adressera à l'Assemblée nationale, mardi 9 avril.

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