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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "Des Champs-Elysées presque en mode guérilla", selon un manifestant manchois

samedi 1 décembre 2018 à 17:00 Par Pierre Coquelin, France Bleu Cotentin

Des scènes de chaos depuis ce samedi matin sur les Champs-Elysées à Paris, à l'occasion du rassemblement des gilets jaunes. Un Manchois parti des Pieux décrit une atmosphère de "guérilla". Il témoigne sur France Bleu Cotentin.

Des scènes de violences ont émaillé ce rassemblement national de gilets jaunes sur les Champs-Elysées à Paris
Des scènes de violences ont émaillé ce rassemblement national de gilets jaunes sur les Champs-Elysées à Paris © Maxppp - Yoan VALAT

Paris, France

"J'avais déjà eu un avant-goût samedi dernier. Sauf que là, tout est fait pour qu'il y ait des débordements, avec des jets de gaz lacrymogènes".  Maxime, 31 ans, est parti des Pieux avec un groupe de 17 gilets jaunes. Il est arrivé en fin de matinée sur les Champs-Elysées à Paris. Un Manchois venu pour un ensemble de revendications, au-delà de celles des gilets jaunes. 

Engrenage

Dans son témoignage, Maxime se dit choqué par ce qu'il voit sur lé célèbre avenue parisienne. C'est pire que ce qu'il a vu la semaine précédente. "Il y a des casseurs comme dans toutes les manifestations. Mais là, les Champs-Elysées sont en mode guérilla". Il décrit les flammes autour de l'arc de Triomphe, des forces de l'ordre en très grand nombre. "On a vu des camions de police passer à fond, explique le trentenaire, des gens blessés par des flashballs. On a ramassé des douilles et des projectiles par terre. Il y a de l'énervement des deux côtés : la violence répond à la violence. On est dans un engrenage, mais il va falloir trouver une solution à tout ça : il va falloir un gros changement, pas seulement enlever 20 centimes au gasoil ! Les gens qui ont faim ne sont pas fatigués de demander à manger", ajoute le Manchois. 

"Je suis pacifiste : j'ai horreur de la violence, mais là, on sent que les gens n'ont pas le choix. On a l'impression qu'en France, si c'est juste un cortège et qu'il n'y a pas de casse, il n'y a pas d'impact. Là, c'est un carnage. Je n'ai jamais visité Paris à pied, et j'aurais préféré le faire dans d'autres conditions. ça va laisser une image à l'international"

À Paris, selon un bilan de la préfecture de police à 16 heures, 158 personnes ont été interpellées et au moins 65 personnes blessées (dont onze parmi les forces de l'ordre).