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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : des peines de prison ferme pour les "casseurs" de Tarbes

mardi 4 décembre 2018 à 10:19 Par Axelle Labbé, France Bleu Béarn et France Bleu

Huit hommes ont été condamnés lundi soir à des peines de prison ferme par le tribunal correctionnel de Tarbes. Tous ont été arrêtés samedi lors de la manifestation des Gilets jaunes, qui a viré à l'affrontement avec les forces de l'ordre retranchées derrière les grilles de la préfecture.

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement qui a dégénéré devant la préfecture des Hautes-Pyrénées samedi
Une centaine de personnes ont participé au rassemblement qui a dégénéré devant la préfecture des Hautes-Pyrénées samedi © Maxppp - Laurent Dard

Tarbes, France

Huit Gilets jaunes ont été condamnés à des peines de prison ferme lundi soir par le tribunal correctionnel de Tarbes, après les affrontements avec les forces de l'ordre devant la préfecture des Hautes-Pyrénées samedi. Six d'entre eux sont condamnés à des peines de trois et six mois de prison ferme. Les deux autres, dont l'un a un lourd casier judiciaire, étaient aussi poursuivis pour avoir tenté de desceller les grilles de la préfecture, à un an de prison. Tous les deux sont partis en prison immédiatement après l'audience.  

Des hommes aux profils très variés

Le plus jeune a tout juste 18 ans, il vient de passer les tests pour entrer à l'armée. Le plus âgé est un cuisinier à la retraite âgé de 69 ans. Entre eux, dans le box, deux SDF qui ont été vus en train de secouer les grilles de la préfecture pour les faire tomber. Il y a aussi un militaire du 35ème régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, qui a posé des vacances depuis quinze jours pour aller tenir le barrage filtrant au péage d'Ibos. 

"Je ne suis pas venu pour casser" dit-il, et c'est ce qu'expliquent chacun des prévenus : ils ne sont pas venus pour vandaliser, ni pour s'en prendre aux forces de l'ordre. Même si certains admettent s'être laissés entraîner, avoir jeté un caillou, des bouteilles en verre, "mais pas sur le visage" précise le plus jeune. L'un d'eux propose même de s'excuser auprès de chacun des douze policiers qui se sont portés partie civile. Un autre s'exclame : "je suis un Gilet jaune pacifiste! Enfin, maintenant je ne suis même plus un Gilet jaune... je ne veux plus en entendre parler." Réponse du procureur, qui requiert de la prison ferme pour tous : "nous parlons d'une affaire de casseurs. Pas d'une affaire de Gilets jaunes".

Ils ont donc été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Tous ont aussi interdiction de détenir une arme pendant deux ans, et interdiction de manifester dans les Hautes-Pyrénées pendant deux ans. Ils devront également verser solidairement 500 euros à chacun des policiers. En attendant l'évaluation des dégâts sur la grille de la préfecture, estimés pour l'instant entre 60 000 et 120 000 euros. Il pourrait y avoir d'autres procès, d'autres manifestants ayant commis des violences sont toujours en cours d'identification par la police a précisé le procureur de la République.