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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : l'ex-boxeur Christophe Dettinger condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté

mercredi 13 février 2019 à 19:57 - Mis à jour le jeudi 14 février 2019 à 8:28 Par Géraldine Houdayer, France Bleu et France Bleu Paris

L'ancien boxeur Christohe Dettinger, jugé ce mercredi au tribunal correctionnel de Paris, a été condamné à un an de prison ferme. Une peine qu'il pourra effectuer en semi-liberté. Le 5 janvier dernier, il avait violemment frappé deux gendarmes lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Paris.

Christophe Dettinger s'en était pris à deux gendarmes à Paris, le 5 janvier dernier.
Christophe Dettinger s'en était pris à deux gendarmes à Paris, le 5 janvier dernier. © Maxppp - Ian Langsdon

L'ex-boxeur Christophe Dettinger, jugé pour avoir violemment frappé deux gendarmes début janvier en marge de "l'acte 8" du mouvement des "gilets jaunes", a été condamné à un an de prison ferme ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris. Il pourra effectuer sa peine sous le régime de la semi-liberté, c'est-à-dire qu'il pourra travailler à l'extérieur pendant la journée et dormir en prison le soir. Il écope également de 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve. 

Le procureur de la République avait requis trois ans de prison dont deux prison ferme et demandé le maintien en détention du prévenu, pour un geste d'une "violence inouïe" contre deux gendarmes.

L'ancien boxeur "regrette son erreur"

Ecroué dans l'attente de son procès, l'ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers devait répondre de "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique", un délit passible de sept ans d'emprisonnement. Le 5 janvier, lors de l'acte 8 des "gilets jaunes" à Paris, ce père de famille de 37 ans, fonctionnaire territorial en Essonne, avait été filmé assénant une série de coups de poings à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine, avant de frapper un de ses collègues au sol.

J'ai honte, tellement honte" - Christophe Dettinger lors de son procès 

"J'ai voulu empêcher une injustice et j'en ai créé une autre", a expliqué l'ex-boxeur à la barre, raconte l'Agence France Presse.  Il a dit  regretter une "erreur" qu'il expliquait par la "violence" subie par les "gilets jaunes" lors des manifestations. A ce moment-là, "Je cherche ma femme, je vois des coups de matraque de gendarmes donnés à des 'gilets jaunes'. Bam, bam, bam. Je ne comprenais pas. Je vois une dame au sol, un coup de pied et un coup de matraque levée, c'est là que je me jette sur le gendarme et je tape", a-t-il dit d'une traite, très calme. " Il y a une colère extrême qui est montée et voilà", a dit Christophe Dettinger, qui a dit avoir "honte, tellement honte".

Des cagnottes de soutien polémiques

Les deux gendarmes blessés, qui se sont constitués parties civiles, se sont vu prescrire 15 et 2 jours d'incapacité totale de travail (ITT). "C'était taper pour vraiment faire mal voire tuer s'ils le pouvaient", avait déclaré l'un d'eux à la presse. Devenue virale, la vidéo amateur de leur agression avait suscité un vif émoi. Deux cagnottes en ligne concurrentes -l'une en faveur de Christophe Dettinger, l'autre au profit des policiers- avaient été lancées dans la controverse.

Une vidéo où il reconnaît avoir "mal réagi" 

Identifié rapidement après les faits, l'ex-boxeur au crane rasé et à la silhouette massive avait échappé aux policiers qui le recherchaient pendant deux jours avant de se constituer prisonnierle 7 janvier. Ce père de trois enfants au casier judiciaire vierge avait auparavant mis en ligne sur YouTube une vidéo dans laquelle il admettait avoir "mal réagi", tout en affirmant s'être "défendu" face aux violences policières et en appelant les "gilets jaunes" à poursuivre la mobilisation.