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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : les policiers gardois du syndicat Alliance demandent la mise en place de l'état d'urgence

lundi 3 décembre 2018 à 16:19 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

Après les violents affrontements qui se sont déroulés ce samedi à Paris, certains syndicats de policiers demandent l'instauration de l'état d'urgence. C'est le cas des représentants d'Alliance dans le Gard. "Les policiers ont besoin d'aide", plaident-ils.

 Les forces de l'ordre à rude épreuve
Les forces de l'ordre à rude épreuve © Maxppp - Jan Schmidt-Whitley

Gard, France

"Je ne supporte plus de voir les policiers et les gendarmes faire leur métier et se retrouver sous des jets de cocktail Molotov". C'est en résumé, le sentiment général chez les forces de l'ordre après les violents affrontements de ce samedi à Paris. Même s'ils ne sont pas confrontés à ces violences dans le Gard, les policiers du syndicat Alliance expriment leur ras-le-bol. Il faut, disent-ils, instaurer l'état d'urgence pour leur donner davantage de pouvoirs.

"C'est par exemple, l'interdiction de la circulation de personnes et de véhicules dans des lieux précis pour prévenir les troubles à l'ordre public."

Denis Puech, délégué départemental d'Alliance dans le Gard

Les représentants d'Alliance estiment également que faire appel à l'armée pour assurer la surveillance des bâtiments permettrait aux CRS d'intervenir plus nombreux dans les manifestations. 

Les renforts promis n'arriveront pas à Nîmes 

À Nîmes, les policiers d'Alliance avouent leur fatigue face aux heures supplémentaires. "Les collègues voulaient bien faire des efforts parce qu'on leur avait promis des renforts dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. (PSQ)." Trente-deux policiers en plus devaient arriver au 1er janvier. Ils ont appris il y a quelques jours que cette promesse ne serait malheureusement pas tenue. 

"En principe, quand on est policier, c'est qu'on a la vocation de l'être, mais c'est vrai qu'il y a des jours, il y en a qui disent : moi j'en ai marre, maintenant c'est fini, j'avait prévu de partir à la retraite dans X années, mais je vais partir avant parce que ce n'est plus possible. La vie de famille, c'est de pire en pire, les rappels systématiques, les heures supplémentaires.."

Pierre Coste, délégué départemental adjoint d'Alliance dans le Gard

Les syndicats de police devraient être reçus par le ministre de l'Intérieur ce mardi matin.