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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes - Pas plus de 30 euros de carburant dans le Finistère, les dépôts de Brest et Lorient toujours bloqués

lundi 3 décembre 2018 à 3:59 Par Aurélie Lagain et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique et France Bleu

La préfecture du Finistère met en place des restrictions pour l'achat de carburant, alors que les dépôts pétroliers de Brest et Lorient sont bloqués depuis la semaine dernière.

Dans une station service
Dans une station service © Radio France - Antoine Balandra

Finistère, France

Ce lundi matin, certaines stations-service de Bretagne n'ont même plus la lumière allumée. Pas besoin, les cuves sont à sec. Ou au moins la cuve de gazole.

A Brest, le dépôt pétrolier est bloqué par des professionnels du BTP, plusieurs dizaines de camions ou d'engins de chantiers sont stationnés le long du dépôt sur le port. A Lorient, le BTP et les gilets jaunes se relaient. Les patrons des petites entreprises affirment ne pas être entendus. 

L'objet du conflit, le GNR, gazole non routier destiné aux engins de chantier, actuellement détaxé. En janvier, le coût passerait de 0,80 euro le litre à un 1,30 ! 

"C'est un appel au secours" - Bruno Corre, pro du BTP

Pour les manifestants, un véritable impôt nouveau qui mettrait en péril les entreprises. "Je vais subir une perte de 70.000 euros, c'est une nouvelle charge", témoigne Bruno Corre, porte-parole des manifestants à Brest. Il est directeur adjoint d'une entreprise de la région de Carhaix. "Comment peut-on dire que le GNR est une niche fiscale ? C'est un appel au secours, on n'est pas violent, on n'a rien cassé, pas comme à Paris! On n'est pas des voyous, on est des patrons d'entreprises !"

Des restrictions pour l'achat de carburant dans le Finistère

La préfecture du Finistère a décidé de restreindre les quantités de carburant à la pompe dès ce lundi. "Le montant maximal de carburant vendu par jour et par véhicule est limité à 30€ pour les véhicules légers de moins de 3,5 tonnes et 200€ pour les poids lourds", précise-t-elle dans un communiqué. "La vente par les stations-service de carburant destiné aux navires et autres engins sur remorque est interdite", la vente en jerrycans est interdite, sauf si directement  lié à une activité professionnelle".

Il y a des dérogations  pour les véhicules classés prioritaires : "ordre public, défense et sécurité civile, transports de malades et de blessés, activité hospitalière, professions de santé libérales, laboratoires d'analyse, associations agréées de sécurité civile, autres services publics d'intervention d'urgence (gaz, électricité, eau, réseaux de transport...", mais aussi les transports en commun, les véhicules de transports de produits pharmaceutiques, les taxis conventionnés, les poids-lourds transportant des animaux vivants ou de l'aliment pour le bétail, des produits frais de la mer, la collecte de denrées périssables. 

Encore faut-il qu'il reste du carburant. Les pompiers du Finistère expliquent qu'ils n'ont plus que quatre stations où se ravitailler ce lundi matin.

Le préfet du Finistère, table sur le "civisme" des Bretons, les appelant à ne pas remplir leur réservoir par précaution.