Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : prison avec sursis pour avoir jeté des pierres sur les policiers à Bordeaux

lundi 7 janvier 2019 à 20:34 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Un Bordelais de 38 ans, éducateur spécialisé de formation, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bordeaux ce lundi pour violences volontaires et outrages envers cinq policiers, lors de la huitième journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux
Le tribunal correctionnel de Bordeaux © Radio France - Stéphanie Brossard

Bordeaux, France

A l'issue de l'acte 8 des Gilets jaunes à Bordeaux samedi, il était le seul à être renvoyé selon la procédure de la comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux ce lundi. Ce Bordelais de 38 ans était poursuivi pour avoir jeté des pierres et des pavés sur cinq policiers qui ont porté plainte, et pour leur avoir lancé après son interpellation sur les quais : "vous êtes des collabos dans ce gouvernement pourri". Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à verser 300 euros de dommages et intérêts à chacun des policiers.

Des oeufs oui mais pas des pierres

D'emblée, face au tribunal, Arnaud, explique qu'il "ne reconnaît ni les propos, ni les violences", qu'il avait bien "des oeufs" sur lui au moment de son arrestation "mais pas de cailloux". Il raconte qu'il était "au mauvais endroit, au mauvais moment". Arrêté, parce qu'il a "couru moins vite que les autres". "Mais comment expliquez-vous que les cinq policiers, qui ont déclaré ne pas vous avoir lâché des yeux (entre le moment où vous jetez des pierres, des pavés, et le moment où ils vous arrêtent) vous identifient formellement?" l'interroge le tribunal. "Et pourquoi aviez-vous apporté avec des œufs à cette manifestation ? Pour faire une omelette !?" 

"Respectueux des institutions"

Il reconnaît que "ça oui, ça c'est très con" qu'il a fait comme c'était préconisé sur les appels Facebook à manifester. "Mais je n'ai rien jeté !". Et d'ajouter qu'il est "éducateur spécialisé de formation", "respectueux des institutions", qu'il a "ses idées sur le système en place" mais qu'il ne fait pas partie des casseurs. "Les policiers ont pu se tromper, dans la confusion, inhérente à ce type de manifestation, augmentée par la nuit tombée (il était 18h50) et la fatigue des forces de l'ordre", plaidera son avocat.

"Non les policiers n'en rajoutent pas"

"Pourquoi vous auraient-ils ciblé, comme vous semblez le sous-entendre?" lui avait lancé la procureure lors de ses réquisitions en ajoutant : "non les policiers n'en rajoutent pas. Ils ne s'amusent pas à faire des rafles. Ils ont autre chose à faire, et nous magistrats, nous ne sommes pas là pour vous enfoncer mais pour dire la loi. Vous n'êtes sans doute pas parmi les meneurs, mais vous vous en êtes pris aux policiers"

Elle avait réclamé six mois de prison. Ce sera finalement 4 mois avec sursis. A la sortie du tribunal, "C'est beaucoup dans la mesure où ma compagne s'est pris un tir de flash-ball et que je n'ai rien fait à part suivre un cortège".