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Gilets jaunes : trois CRS en garde à vue dans l'affaire des violences dans un Burger King à Paris

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Trois CRS ont été placés mercredi en garde à vue dans l'enquête sur des violences dans un Burger King en décembre 2018 en marge d'une manifestation des Gilets jaunes à Paris, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Les trois hommes sont entendus dans les locaux de l'IGPN. 

Violences policières : trois CRS en garde à vue
Violences policières : trois CRS en garde à vue © Maxppp - Jan Schmidt-Whitley/Le Pictorium

Un nouveau pas a été fait dans l'enquête sur des violences dans un Burger Kingen décembre 2018 en marge d'une manifestation des Gilets jaunesà Paris. Trois CRS ont été placés en garde à vue mercredi et ils sont entendus par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).  

Quatre CRS avaient déjà été mis en examen en juin 2020 pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique dans ce dossier. Deux d'entre eux l'avaient aussi été pour violences volontaires avec incapacité de travail de moins de huit jours par personne dépositaire de l'autorité publique en réunion et avec arme.

Une affaire emblématique

Cette affaire est citée en exemple quand on parle des dérives observées dans le maintien de l'ordre face au mouvement des Gilets jaunes. Le 1er décembre 2018, pour la troisième manifestation  des Gilets jaunes, une trentaine de manifestants et quelques journalistes avaient trouvé refuge dans  la soirée dans un Burger King situé près de l'Arc de Triomphe. 

Cette journée avait été marquée par de nombreuses violences et affrontements dans ce quartier de  Paris.  Une douzaine de CRS, arrivés sur place quelques minutes après, étaient entrés et avaient frappé violemment plusieurs manifestants, certains allongés au sol, à l'aide de matraques.

La scène avait été filmée par plusieurs journalistes. Une enquête préliminaire, confiée à l'IGPN avait été ouverte. Les investigations avaient ensuite été transmises fin mai 2019 à un juge d'instruction.  

Un premier rapport de l'IGPN avait insisté sur le contexte de violence

Dans son rapport de fin d'enquête préliminaire daté du 16 mai 2019, l'IGPN avait reconnu que des violences, "qui ne semblaient pas justifiées", avaient été commises lors de cette intervention menée par la première section de la 43e Compagnie républicaine de sécurité de Chalon-sur-Saône.

L'IGPN citait notamment le cas de Natan A. qui avait reçu 27 coups de matraque, portés par six policiers, avant de pouvoir sortir du restaurant.  

Mais, à l'époque, la police des polices avait assuré ne pas être parvenue à identifier la totalité des fonctionnaires impliqués, alors que sur plusieurs vidéos remises aux enquêteurs et mises en ligne par certains médias, on distinguait le visage de plusieurs policiers.  

Dans son rapport, l'IGPN avait insisté sur le contexte général de la manifestation, évoquant un "contexte insurrectionnel de chaos inédit".

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