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Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : un mois de travail d'intérêt général pour avoir menacé les préfets de crucifixion

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Le gilet jaune Yves Robert a été condamné à 140 heures de travail d'intérêt général pour menaces de crime à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, vendredi 15 février 2019 à Laval. En l’occurrence, les préfets et notamment celui de la Mayenne.

Le tribunal de Laval - image d'illustration.
Le tribunal de Laval - image d'illustration. © Radio France - Charlotte Coutard

Laval, France

Pour menace de crime à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, le gilet jaune Yves Robert a été condamné ce 15 janvier 2019 à Laval à 140 heures de travail d'intérêt général, passible de trois mois de prison ferme en cas de non exécution. 

Une vidéo live sur Facebook après le discours d'Édouard Phillipe

Les faits remontent au 19 novembre 2018, deux jours seulement après le début du mouvement des gilets jaunes en France. Le chauffeur de 47 ans, l'un des leaders du rond-point du châtelier de Saint-Berthevin, s'emporte dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook. 

Nous, on va donner des ordres au peuple d'aller chercher les putains de Préfets, on va les crucifier, comme ça. [...] Ces préfets-là, ils ont des femmes et des enfants. On aimerait bien qu'ils ne se reproduisent pas ces espèces-là. Bon, ils se reproduisent. " - Yves Robert, gilet jaune dans une vidéo Facebook

Une lettre de regrets

Yves Robert accepte sa peine, il l'a dit à l'audience. Le prévenu a écrit une lettre non pas d'excuses mais une "lettre de regrets". Le mayennais le répétera tout au long de l'audience : "Mes mots sont inexcusables". Alors comment pourrait-il demander pardon à l'ancien préfet de la Mayenne ? Vu que lui-même n'explique pas pourquoi il a appelé à "aller chercher les putains de préfets". 

C'est un véritable appel à la violence qui a été posté sur les réseaux sociaux et c'est une profonde indignation qui a été ressentie par toute la profession." - Anthony Boucouchat, directeur de cabinet du préfet de la Mayenne

Des menaces de mort qui ont touché l'ancien préfet de la Mayenne, sa famille, mais aussi toute la profession. D'où la présence de son directeur de cabinet, Anthony Boukoucha, à l'audience pour rappeler "l'indignation de toute la profession". 

L'homme de 47 ans, en jean et baskets, est aujourd'hui au chômage. Tête baissée, il a quitté les gilets jaunes et au cours de l'audience, il ne cherchera jamais à excuser "son dérapage". "Non. Ce n'est pas un dérapage, c'est une infraction", corrige la présidente, plus sévère d'ailleurs que l'accusation, puisque la procureure avait requis seulement 105 heures de travail d’intérêt général.

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