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Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : un Montpelliérain de 45 ans écroué pour l'incendie d'une voiture de police en septembre

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Par , France Bleu Hérault

Après deux mois et demi d'enquête, les policiers de Montpellier ont arrêté un homme qui aurait participé à l'incendie de leur véhicule lors de l'acte 43 des gilets jaunes en septembre.

Un homme de 45 ans été interpellé à Montpellier, en septembre il aurait jeté un fumigène dans  une voiture de police, qui a ensuite pris feu.
Un homme de 45 ans été interpellé à Montpellier, en septembre il aurait jeté un fumigène dans une voiture de police, qui a ensuite pris feu. © Radio France - Elena Louazon

Montpellier, France

Les images avaient provoqué une vague d'indignation dans la classe politique. Un Montpelliérain de 45 ans, déjà connu de la police pour des cambriolages, a été interpellé jeudi 21 novembre, soupçonné d'avoir provoqué l'incendie d'une voiture de police lors de l'acte 43 des gilets jaunes en septembre.

L'homme aurait brisé la vitre de la voiture stationnée aux abords du cortège, rue Saint-Guilhem à Montpellier, avant d'y jeter un fumigène qui a mis le feu au véhicule. L'incendie s'est ensuite propagé à la devanture d'un magasin voisin. 

Une longue enquête

Pour le retrouver, les policiers ont étudié les images de vidéo-surveillance de la ville sur lesquelles ils ont identifié un homme porteur d'un masque à gaz et de lunettes de plongées. Un peu plus tôt ils avait été pris en photo par des agents, sans son masque et habillé avec des vêtements différents. L'homme est un habitué du mouvement, présent toutes les semaines dans la rue.

Lors de l'acte 52, le 9 novembre, les policiers ont profité d'avoir coincé les manifestants dans plusieurs rues de Montpellier pour procéder à des contrôles d'identité. Il est alors reconnu. Les agents prennent son nom, ce qui leur permet d’accéder à un ensemble d'informations sur lui, notamment de remonter jusqu'à son contrat téléphonique. De là, en étudiant le bornage de son téléphone, ils parviennent à affirmer que l'homme était bien sur les lieux de l'incendie le 7 septembre. 

Le 16 novembre, les enquêteurs se rendent à son domicile pour l'interpeller, mais l'homme est alors à Paris, où il manifeste pour l'anniversaire du mouvement des gilets jaunes. Il est finalement arrêté le 21 novembre. Chez lui, on retrouve des lunettes de plongées et un masque à gaz qui correspondent à ceux repérés sur la vidéo-surveillance. Les policiers mettent également la main sur une quarantaine de croix de ferrailles, qui servent à crever les pneus de véhicules. 

À l'issue de sa garde-à-vue, l'homme a demandé un délai pour préparer sa défense. Il sera jugé au cours du mois de janvier. En attendant il est écroué, car en 2012, il s'était soustrait à la justice lors d'un procès pour des fraudes répétées dans les transports en commun. 

Pour la mairie, le préjudice des dégâts se monte à plus de 40.000 euros. Le maire de Montpellier Philippe Saurel, avait dénoncé l'acte de "voyous".

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