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"Gilets jaunes" : un photographe blessé à l’œil pendant l'Acte 10 à Rennes

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Après la manifestation de samedi 19 janvier à Rennes, plusieurs personnes affirment avoir été victimes de violences policières. Parmi elles, Jean-Claude Moschetti, photographe indépendant, qui a été gravement atteint à l’œil dans l'après-midi. Il dit avoir reçu une grenade lacrymogène.

L'Acte 10 à Rennes, samedi 19 janvier
L'Acte 10 à Rennes, samedi 19 janvier © Maxppp - Joel Le Gall

La photo, publiée sur le compte Twitter du photographe, est impressionnante. Jean-Claude Moschetti, photographe basé près de Rennes, était au centre-ville, samedi 19 janvier, pour suivre l'Acte 10 du mouvement des "gilets jaunes". Il raconte avoir reçu une grenade lacrymogène au niveau de l’œil, qui l'a gravement blessé. 

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Contacté par France Bleu Armorique, il explique : "Vers 16 heures, les manifestants tentaient de s'approcher de la préfecture lorsqu'ils ont été refoulés par les forces de l'ordre. Ils sont alors descendus sur la place Pasteur, puis se sont dispersés dans deux directions distinctes." À ce moment-là, il se retrouve seul sur la place. "Il ne se passait plus rien." Il prend un moment pour décider lequel des deux groupes il va suivre. 

Je commence à m'éloigner de la place, et là je me retourne, et je reçois un objet dans le visage. Une grenade lacrymogène lancée dans ma direction, qui a rebondi et m'a touché l’œil droit et l'arcade."

Le photographe tombe par terre. "Des street medics [les médecins des manifestations] sont venus me faire un bandage et appeler les secours." Il est admis aux urgences vers 17 h 30, et en ressort vers 22 h 30, selon ses dires. 

Sept points de suture et un œil abîmé

"Je portais des lunettes de protection qui, selon le médecin, ont sauvé mon œil." Il s'en tire avec sept points de suture à l'arcade, et un gros traumatisme à l’œil. Le certificat médical délivré par les urgences indique une "contusion du globe oculaire et des tissus de l'orbite, un ulcère de la cornée et une hypertonie [une pression à l'intérieur de l’œil]". Il lui est prescrit un arrêt de travail jusqu'au 26 janvier.

"Je comprends la colère de ceux qui manifestent et subissent le même traitement"

Deux jours après les faits, le photographe ne peut plus voir de cet œil, même s'il distingue vaguement la lumière. "Ça devrait s'arranger", précise-t-il, même s'il se dit inquiet : "Je suis photographe, mon oeil, c'est mon outil de travail. Je ne trouve pas ça normal du tout. Je suis même assez en colère. _Et je comprends la colère de ceux qui manifestent_, et qui subissent le même traitement que moi." 

Le même jour, un homme de 27 ans, originaire de Quimperlé, aurait lui aussi été touché par un projectile venant des forces de l'ordre, mais avec des conséquences plus graves : lui aurait perdu l'usage de son œil. De son côté, le parquet de Rennes indique que des "vérifications" sont toujours en cours ce lundi.

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