Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : les avocats d'un sarthois grièvement blessé à Paris demandent l'interdiction de l'usage d'une grenade

vendredi 7 décembre 2018 à 17:26 Par Jérôme Collin, France Bleu Maine

Gabriel, jeune sarthois de 21 ans, a été grièvement blessé à la main par l'explosion d'une grenade lancée par les forces de l'ordre, lors de la manifestation sur les Champs-Elysées samedi 24 novembre. Son avocate réclame l'interdiction de certaines de ces grenades.

La manifestation des gilets jaunes sur les Champs-Elysées, samedi à Paris
La manifestation des gilets jaunes sur les Champs-Elysées, samedi à Paris © Radio France - Tommy Cattaneo

Sarthe, France

De nombreux manifestants gilets jaunes sont attendus, samedi 8 décembre, dans les rues de Paris. Le gouvernement craint de nouveaux débordements, après deux samedis successifs de dégradation dans la capitale. Des affrontements très violents ont opposé des casseurs et les forces de l'ordre. 

Des grenades qui peuvent mutiler voire tuer

Samedi 24 novembre, lors du premier samedi de mobilisation à Paris, un jeune sarthois de 21 ans a été grièvement blessé à la main, aux jambes et au visage après l'explosion d'une grenade GLI-F4. Ces grenades lacrymogènes assourdissantes contiennent une charge en TNT. Gabriel était venu avec sa famille pour manifester de façon pacifique. 

Selon son avocate, Maître Aïnoha Pascual, Gabriel était éloigné des violences et des affrontements. "On a la vidéo quelques secondes avant l'explosion de la grenade. _Ils sont dans un endroit où il n'y a pas de violences, pas d'affrontements, pas de projectiles jetés contre les forces de l'ordre_", affirme Maître Aïnoha Pascual. Les forces de l'ordre auraient alors jeté une grenade GLI-F4 en direction des gilets jaunes, sans aucune raison. "Il y a un usage de la force disproportionné et illégal", rappelle l'avocate de Gabriel.

Ces grenades sont susceptibles de blesser voire de tuer

Elle indique que la France est le seul pays à utiliser ces grenades dans le cadre de mission de maintien de l'ordre. Elle en demande donc l'interdiction de ces grenades dans de telles situations. "Ce combat contre ces grenades, on le mène depuis très longtemps. On ne découvre pas aujourd'hui les dangers de cette arme à feu. _Ces armes sont utilisées contre des citoyens et des manifestants_", déplore-t-elle.

La famille et la victime sous le choc

Depuis le 24 novembre, Gabriel, Sarthois de 21 ans qui est apprenti en chaudronnerie, est hospitalisé. Il va y rester encore au moins deux semaines. "Les séquelles qu'il a sont irréversibles. Il a une infirmité permanente, il est mutilé. Il a été opéré une première fois de la main, mais il a aussi été opéré du visage et des jambes. Il a eu des impacts de plastique et de métal sur tout le visage. Il a failli perdre l'usage de son œil", détaille Maître Aïnoha Pascual, avocate de Gabriel.

Il a tout le flanc gauche qui a été touché par les débris de grenade. Les chirurgiens essayent de sauver deux des doigts de sa main."

La famille de Gabriel est encore sous le choc. "Ils sont en colère, ils ne comprennent pas qu'on puisse utiliser de telles armes contre la population car ce sont des armes de guerre", indique Maître Aïnoha Pascual. "Cette famille est venue dans la joie et la bonne humeur participer à ce mouvement et elle en revient meurtrie", ajoute-t-elle.