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Faits divers – Justice

Gironde : quatre mois de prison avec sursis pour la "serial creveuse" de pneus de Pessac

vendredi 27 avril 2018 à 18:36 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde et France Bleu

Elle avait crevé les pneus d'une trentaine de véhicules pendant deux semaines en octobre dans son quartier de Pessac. Une Girondine de 50 ans a été condamnée jeudi à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Elle devra payer 1.844 euros à certaines victimes.

Le tribunal de Bordeaux a condamné cette Pessacaise à 4 mois de prison avec sursis.
Le tribunal de Bordeaux a condamné cette Pessacaise à 4 mois de prison avec sursis. © Radio France - Thomas Coignac

Bordeaux, France

"C'est le procès d'une véritable descente aux enfers", plaide maître Daniel Lasserre, l'avocat de la prévenue. Une descente aux enfers qui, pour lui, explique le parcours de cette Bordelaise de 50 ans. Passée en 15 ans d'ingénieure en sûreté nucléaire (avec accès à des informations classées secret défense) à une femme qui crève des pneus dans son quartier. 

Entre-temps, l'alcool qui est passé par là. Un alcoolisme important, qui a conduit cette femme à commettre ces nombreuses dégradations. Pendant deux semaines, du 7 au 21 octobre, elle crève les pneus des voitures stationnées dans son quartier de Pessac, le quartier de la Clairière des Pins. 

Elle récidivera ensuite les 30 décembre et 27 janvier, même si la prévenue nie cette partie des faits. Le tribunal a jugé que les témoignages étaient suffisants pour la condamner. Elle venait d'arrêter son traitement contre l'alcoolisme depuis cinq mois. 

Lorsqu'elle crève un pneu, c'est à la société qu'elle en veut

Cette femme de 50 ans, qui vit à Pessac avec son fils chômeur de 21 ans, dépressive, a crevé ces pneus pour "extérioriser son mal-être" selon le rapport des psychiatres. "Lorsqu'elle crève un pneu, c'est à la société qu'elle en veut" reprend le procureur. 

Un peu plus tôt dans l'après-midi, en tout début de procès, une dizaine de victimes, sur les 31 plaintes déposées, étaient à la barre du tribunal pour réclamer des dommages et intérêts. Une regrettait de ne pas avoir pu se rendre à Gujan-Mestras voir ses clients. Une autre réclamait, bulletin de paie à l'appui, une compensation pour sa retenue sur salaire. Une autre enfin, disait sa crainte de voir la prévenue recommencer. 

En compensation, elle devra payer 1.844 euros de dommages et intérêts aux victimes qui se sont portées partie civile. Et poursuivre ses soins contre l'alcoolisme, débutés début janvier au pôle d'addictologie de l'hôpital Charles-Perrens de Bordeaux.