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Société

Les raisons de la grève à France Bleu

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Par , France Bleu Vaucluse

Depuis lundi, pas d'antenne sur France Bleu Vaucluse. Quatre syndicats appellent à la grève pour refuser un plan de départs volontaires qui concerne 299 postes à Radio France.

Studio désert le quatrième jour de grève à France Bleu Vaucluse
Studio désert le quatrième jour de grève à France Bleu Vaucluse © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

Quatre syndicats de Radio France (CGT, CFDT, SNJ et Sud) ont déposé un préavis de grève depuis lundi 25 novembre. Les syndicats s'opposent au plan de départs volontaires qui concerne près de 300 salariés du groupe. La CGT appelle à un mouvement illimité, les trois autres syndicats appellent à cesser le travail jusqu'à vendredi 29 novembre.

299 suppressions de postes prévues sur trois ans

Les syndicats jugent que le plan de départs volontaires, présenté jeudi 14 novembre lors d'un CSE central extraordinaire par la présidente, Sibyle Veil, "est dangereux, pour chacun des salariés et pour la pérennité de Radio France". 299 suppressions de postes sont prévues sur trois ans. En parallèle, 76 postes seront créés, dont 50 dans le numérique, sur des compétences qui n’existent pas en interne. Pour mener à bien son projet, le groupe va mettre en place un plan de départs volontaires qui concernera 236 postes. Dans un courrier envoyé aux salariés, Sibyle Veil a insisté sur le fait que "tous les départs seront volontaires". Ces départs seront ouverts progressivement sur trois ans, au fur et à mesure des réorganisations mises en place.

Les syndicats demandent le retrait du plan de départs

Pour les syndicats, les suppressions de postes vont entraîner une "augmentation de la charge de travail pour ceux qui restent", une "augmentation du recours à des statuts précaires" et une "dégradation de la production" sur les antennes. Ils demandent la suppression du projet de départs volontaires et "le maintien des dotations de l'État pour Radio France". Radio France rassemble sept stations : France Inter, franceinfo, France Culture, France Musique, Fip et Mouv', ainsi que France Bleu et ses 44 stations locales. 

L'annonce de ce nouveau plan d'économies à Radio France avait déjà déclenché une grève très suivie au mois de juin. La direction avait initialement avancé le chiffre de 390 suppressions de postes, mais un cabinet indépendant avait qualifié les économies visées de "surdimensionnées", et estimé que 118 postes pourraient être épargnés. Le plan d'économies de Sibyle Veil vise à anticiper la baisse de la contribution de l'État (moins 20 millions d'euros sur quatre ans) et la hausse des charges de personnel. Il prévoit d'investir davantage dans le numérique. L'objectif est aussi de réorganiser les rythmes de travail, pour éviter le recours aux CDD.

En raison d’appels à la grève émanant de l’ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser.

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