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Grève chez Verallia à Châteaubernard, après la tentative de suicide d'un salarié menacé de licenciement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu La Rochelle

Forte émotion chez Verallia, à Châteaubernard près de Cognac : une assemblée générale a voté 40 heures de grève, après une tentative de suicide d'un salarié de 50 ans. L'homme venait de recevoir une lettre lui faisant savoir que son licenciement était "envisagé" dans le cadre du plan social.

Ligne de fabrication de bouteilles en verre chez Verallia à Châteaubernard près de Cognac.
Ligne de fabrication de bouteilles en verre chez Verallia à Châteaubernard près de Cognac. © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST

En quelques heures, la CGT de Verallia à Châteaubernard près de Cognac a organisé une assemblée générale du personnel ce mardi matin, après la tentative de suicide d'un salarié durant le week-end. Une centaine de salariés ont voté une grève de 40 heures, qui doit s'achever jeudi midi, suivie par une autre AG.

La CGT dénonce la brutalité de la soixantaine de courriers adressés en fin de semaine dernière, pour informer leurs destinataires qu'ils n'étaient pas "protégés par les critères d'ordre" décidés dans le cadre du PSE qui doit accompagner la fermeture d'un des trois fours de l'usine de verre charentaise. Conséquence : le licenciement économique de ces salariés "est envisagé", explique le courrier qui détaille ensuite les postes sur lesquels ils pourraient être reclassés.

Le salarié tente de se suicider juste après avoir lu le courrier

L'existence de ce courrier, ce salarié de 50 ans, l'a découverte samedi matin à son embauche à 4 heures du matin, selon le récit de Dominique Spinalli, délégué CGT central chez Verallia. "Il l'a très mal pris" précise le syndicaliste. Aussitôt la DRH a été avertie, et l'homme a bénéficié d'un entretien "de dix minutes". Il est ensuite rentré chez lui et a reçu le courrier vers midi et demie. Il a ensuite tenté de de suicider, sauvé sans doute par l'intervention de sa compagne qui a prévenu les secours. Hospitalisé, l'homme serait hors de danger.

"Imaginez le choc pour un salarié qui a 50 ans et quinze ans de boîte, analyse Dominique Spinalli de la CGT. Il se dit : je vais être licencié, comment je fais ?" La méthode est brutale selon le syndicat : "il aurait fallu lui donner le courrier en main propre, et discuter avec lui. Et pas l'envoyer à la poste comme ça, pour que les gens le reçoivent le week-end. C'est inhumain !"

Comble de malchance, pour ce salarié hospitalisé : il ne pourra sans doute pas postuler pour un reclassement dans le groupe. "C'est pour ça qu'on demande la suspension du PSE" précise encore Dominique Spinalli de la CGT, et qu'on rouvre les négociations pour éviter tous ces drames."

Suspension du PSE

Au passage, la CGT accuse la direction de Verallia France de "mensonge" sur la vraie nature du plan social. "Ils ont dit à tout le monde qu'il n'y aurait pas des licenciements secs, mais des reclassements. Et c'est faux." Lors d'un CSE extraordinaire convoqué lundi, la direction aurait reconnu qu'une trentaine de licenciements secs sont bien envisagés à Châteaubernard, sur les 340 salariés du site.

Pour la CGT la fermeture définitive d'un four n'est pas une fatalité. Actuellement, les trois fours de l'usine tournent à plein régime, et la branche française de Verallia a contribué cette année à la moitié des 100 millions d'euros de bénéfices distribués aux actionnaires.

Sollicitée par France Bleu, la direction de Verallia Châteaubernard n'a pas répondu à nos questions.

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