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Faits divers – Justice

Gros déploiement de force dans un squat de Limoges

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Les occupants d'un squat ont reçu ce jeudi matin la visite d'un huissier accompagné d'une quarantaine de policiers, à Limoges. Un contrôle d'identité et un déploiement de forces vivement critiqué par le collectif Chabatz d'Entrar qui a ouvert ce squat en mai, pour des migrants et des sans-abri.

Des militants du collectif Chabatz d'Entrar devant un squat de Limoges investit par un huissier accompagnés de nombreux policiers ce jeudi matin.
Des militants du collectif Chabatz d'Entrar devant un squat de Limoges investit par un huissier accompagnés de nombreux policiers ce jeudi matin. © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Le réveil a été agité ce jeudi matin pour la cinquantaine de personnes installées dans un squat situé sur l'avenue de la Révolution, à Limoges. Des migrants et des sans-abri y vivent depuis quelques semaines. Certains viennent du squat de l'ancien CRDP, évacué mi-juin près de la fac de lettres de Limoges. Cette fois, c'est un ancien site EDF qui est occupé et peu avant 9h, les policiers ont coupé les cadenas qui verrouillaient les portails d'accès. Ils ont ensuite relevé l'identité de toutes les personnes présentes. "Ils ont fracturé les portes de ceux qui n'osaient pas ouvrir ou qui n'étaient pas là" témoigne Mathieu, qui vit là avec ses enfants de 7 et 9 ans dont il a la garde en ce mois de juillet. La fillette et son grand frère dormaient, mais ils ne semblent pas trop secoués par les événements. "C'est inquiétant mais moi je suis français, j'ai des papiers en règle. Pour tous ceux qui n'en ont pas c'est encore plus terrible" explique le père de famille qui redoute tout de même l'expulsion, un jour ou l'autre.

Plusieurs familles avec des enfants se remettent de leurs émotions après la visite d'un huissier et de policiers, dans le squat de l'avenue de la Révolution à Limoges. - Radio France
Plusieurs familles avec des enfants se remettent de leurs émotions après la visite d'un huissier et de policiers, dans le squat de l'avenue de la Révolution à Limoges. © Radio France - Nathalie Col

Aussitôt prévenus de cette opération, des militants du collectif Chabatz d'Entrar sont venus rencontrer ceux qu'ils accompagnent depuis des semaines, voire des mois. Tenus à l'écart dans un premier temps, ils ont pu entrer dans le squat au départ de l'huissier et des policiers. Véronique se dit scandalisée. Pour elle _"un tel bataillon de policiers ne se justifie pas_. Les gens ont besoin d’interprètes et de personnes avec qui ils se sentent à l'aise. _C'est extrêmement brutal pour eux."_Les membres du collectif vont continuer à se relayer dans le squat, pour rassurer les occupants et continuer les travaux entamés sur le site pour améliorer leurs conditions de vie.