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Faits divers – Justice

Grosse colère du maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, après un deuxième samedi de casse et de pillage

samedi 8 décembre 2018 à 21:24 Par Véronique Narboux, France Bleu Saint-Étienne Loire

Comme samedi dernier, la manifestation des gilets jaunes a dégénéré à Saint-Etienne. Les casseurs se sont encore une fois invités. Ils ont causé encore plus de dégâts que la semaine dernière. Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, se dit "scandalisé".

Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, dans les studios de France Bleu.
Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, dans les studios de France Bleu. © Radio France - JC

Saint-Étienne, France

Scandalisé. C'est le premier mot qui vient à Gaël Perdriau quand on lui demande son état d'esprit, quelques heures après les nouvelles scènes de violences urbaines qui ont frappé le centre-ville de Saint-Etienne, ce samedi. Le maire des stéphanois est d'autant plus en colère qu'après les saccages du 1er décembre, il a alerté les pouvoirs publics à de nombreuses reprises, cette semaine, pour leur dire que le nombre de policiers et gendarmes mobilisés ce samedi était insuffisant pour sécuriser la ville. 

Au moins sept boutiques pillées ce samedi dans le centre-ville de Saint-Étienne

Ce soir, il juge que, comme samedi dernier, les dégâts ne sont pas le fait des gilets jaunes mais des 100 ou 200 casseurs qui sont venus perturber la fin de la manifestation. Le bilan sera sans doute pire que la semaine dernière où les services de la ville estimaient les dégradations de mobilier urbain à 200 mille euros. Sans oublier les préjudices subis par les commerces. Cette fois-ci, au moins sept boutiques ont été pillées, notamment celles de Free, Orange et une bijouterie.

"Le gouvernement a fait le choix de protéger d'abord Paris et les grandes villes comme Lyon" - Gaël Perdriau

En revanche, la préfecture de la Loire ne risquait rien, selon Gaël Perdriau  : "Tous les moyens étaient fixés devant !  Il a fallu que je l'appelle [ndlr : le Préfet] pour lui indiquer que la mairie était assiégée depuis une bonne heure et demie, que des individus ont tenté d'y pénétrer pour qu'il daigne envoyer des forces de police pour dégager le secteur. Dieu merci, on ne déplore aucun blessé. On a des dégâts considérables sur l'espace public. Une voiture de police municipale qui a été incendiée, beaucoup dégâts sur les commerces, de nombreux pillages qui ont été faits sans aucune action de la police. Et c'est normal puisqu'il n'étaient pas assez nombreux puisque les effectifs de CRS ont été déployés sur Paris et sur Lyon. Et je déplore cette attitude parce que gouvernement comme le ministre de l'Intérieur ont fait le choix de protéger d'abord Paris et d'autres grandes villes comme Lyon. Or, le devoir de l'Etat, c'est d'abord d'assurer la sécurité des personnes et des biens sans exception et sans préférence."