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Gujan-Mestras : l'homme qui avait braqué une boulangerie pour 90 euros condamné à 9 mois de prison avec sursis

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Il avait braqué une boulangerie à Gujan-Mestras le 1er juin 2020, menaçant l’employée avec un couteau pour un butin de 90 euros. L’homme de 44 ans, consommateur d'héroïne, est condamné à 9 mois de prison avec sursis.

Le tribunal de Bordeaux, illustration
Le tribunal de Bordeaux, illustration © Radio France - Camille Huppenoire

Il comparaît libre, plus de trois semaines après le braquage d'une boulangerie quartier de La Hume à Gujan-Mestras. Monsieur D., 44 ans, se présente sans avocat ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, expliquant que son conseil ne répond pas au téléphone. Choisissant d'être tout de même jugé, il se montre confus dans ses explications. Le jour du braquage, il avait consommé de l'héroïne. "Je ne me suis pas reconnu" admet-il. 

La victime encore sous le choc et en arrêt de travail

Absente à l'audience, la victime, employée de la boulangerie, a informé le tribunal qu'elle ne souhaitait pas revoir le visage de l'homme qui l'a braquée le 1er juin 2020. Malentendante, elle ne l'a pas entendu arriver dans la boutique alors vide et ne s'est rendu compte de sa présence que lorsqu'il est passé derrière le comptoir, brandissant un couteau de cuisine. "Non, c'était un couteau à huîtres !" interrompt le prévenu. Ce ne sera d'ailleurs pas sa seule interruption, y compris pendant la prise de parole de la procureure. Il s'excuse plusieurs fois : "Pardon, je ne suis pas habitué à ça." Visiblement un peu agacé, le président répond : "Tant mieux, ne devenez pas un habitué."

Le butin est dérisoire mais c'est un vol à main armée - La procureure

Pour la procureure, Monsieur D. ne réalise pas la gravité des faits. "Le butin est dérisoire (90 euros et 67 centimes) mais c'est un vol à main armée" assène-t-elle. "La victime a cru sa mort imminente." L'employée, en arrêt de travail jusqu'au 29 juin, craint de croiser à nouveau son agresseur à Gujan-Mestras. Il a été interdit de présence sur la commune avant son procès mais, explique-t-il, c'est un problème pour lui : il travaille sur un bateau dont le port d'attache est Gujan-Mestras.

J'étais à côté de la plaque - Le prévenu

Interrogé sur le braquage, Monsieur D. peine à l'expliquer. Il avait consommé de l'héroïne, dit-il, il a dû quitter son logement avant la crise sanitaire, n'en a pas retrouvé, ne pouvait plus voir ses enfants. Il reçoit des soins pour ses addictions mais a plongé "après trois mois sans toucher le chômage partiel." Ce n'est pas une excuse, déclare la procureure, "beaucoup de gens étaient au chômage ces derniers mois et ils n'ont pas tous commis un vol à main armée."

Le tribunal le condamne à 9 mois de prison avec un sursis probatoire de 3 ans, ainsi qu'à une obligation de soin pour ses addictions. Il devra indemniser la victime à hauteur de 1500 euros et il lui est interdit d'entrer en contact avec elle. "Je n'ai pas beaucoup de regrets dans ma vie mais ça c'en est un" déclare-t-il avant de quitter la salle d'audience. 

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