Faits divers – Justice

Ham-sous-Varsberg : le GIGN intervient au petit matin

Par Armêl Balogog et Ulysse Khalife, France Bleu Lorraine Nord mardi 23 août 2016 à 19:04

GIGN
GIGN © Radio France - Philippe Paupert

Une vingtaine de gendarmes d'élites sont intervenus très tôt, mardi 23 août, dans la commune d'Ham-sous-Varsberg. Un homme a été interpellé.

Il était 4h du matin, quand le GIGN et les gendarmes de Boulay sont intervenus dans la commune de Ham-sous-Varsberg, pour interpeller un nouvel habitant de cette petite-ville de moins de 3 000 habitants, entre Creutzwald et Saint-Avold. L'homme est ressorti avec les menottes aux poignets, sous les yeux d'un voisin.

Le même voisin qui a alerté Valentin Beck, le maire de la commune, après avoir entendu une détonation :

Il y a eu une détonation pour ouvrir la porte de l'appartement. Il n'y a pas eu de coups de feu, il n'y a pas eu de tirs, la rue était calme, d'ailleurs il n'y avait aucun volet d'ouvert cette nuit.

Valentin Beck, le maire d'Ham-sous-Varsberg : "Il y a eu une détonation pour ouvrir la porte"

M. Beck s'est rendu sur les lieux vers 4h30. Il confirme la présence des forces de l'ordre, et explique qu'elles en ont profité pour faire une perquisition dans l'appartement, où elles auraient trouvé des "renseignements intéressants" - expression qu'aurait employé le Colonel du GIGN à son attention.

Le maire ne connaît pas l'homme qui a été entendu par les militaires, il s'était installé très récemment dans un immeuble réhabilité. Son identité a été gardée secrète par le GIGN et par les gendarmes. Mais il pourrait s'agir d'un présumé radicalisé. La préfecture de la Moselle, contactée par France Bleu Lorraine, n'a pas souhaité confirmer ni infirmer cette information, et nous préciser s'il s'agissait d'une affaire de lutte anti-terroriste.

Ce mardi 23 août au matin, lors d'une conférence de presse au Ministère de l'Intérieur (en commun avec son homologue allemand Thomas de Maizière), Bernard Cazeneuve a déclaré que sept personnes "en lien avec des réseaux terroristes" avaient été interpellées en août 2016, dont "trois au moins avaient des projets constitués".

Des chiffres qui s'ajoutent à ceux de juillet : six dossiers importants représentant des menaces significatives ont été traités, cinq personnes ont été incarcérées et quatre placées en garde à vue.

Depuis le début de l'année 2016, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé 165 individus, dans le cadre de la lutte antiterroriste, dont 91 ont été mis en examen et 63 incarcérés.