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Faits divers – Justice

Harcèlement à l'opéra de Bordeaux : la CGT monte au créneau

jeudi 28 juin 2018 à 18:11 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

La CGT est revenu ce jeudi sur les plaintes déposées par deux femmes travaillant à l'accueil à l'Opéra de Bordeaux, estimant que cette affaire présumée de harcèlement sexuel a été mal gérée par la direction. La justice a ouvert une enquête préliminaire.

Une enquête préliminaire a été ouverte après deux plaintes visant l'un des employés de l'opéra de Bordeaux
Une enquête préliminaire a été ouverte après deux plaintes visant l'un des employés de l'opéra de Bordeaux © Maxppp - Bonnaud Guillaume

Y-a-t-il une affaire de harcèlement à l'Opéra de Bordeaux ? Le syndicat CGT en remet une couche, alors que deux plaintes ont été déposées en mai, et que le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire. 

Dix victimes mais plus que deux plaintes. Pourquoi ? s'interroge la CGT

Ce sont des hôtesses d'accueil de l'Opéra qui ont décidé de saisir la justice, alors que l'enquête interne diligentée par la direction, a conclu à "un comportement inapproprié au travail" de ce collègue et supérieur incriminé, mais pas à du harcèlement sexuel. "Sur les dix plaignantes au départ, seulement deux se retrouvent à engager des poursuites au pénal. Pourquoi? Que s'est-il passé ? Y-a-t-il eu des pressions?" s'interroge Alexandra Buffe, la secrétaire départementale de la CGT des services publics en Gironde. "Juste pour vous donner un exemple, pour la journée internationale des droits des femmes, elles ont reçu une photo de Strauss-Khan, en peignoir, leur souhaitant une bonne journée ! Je vous épargne les choses plus trash. Et ce ne sont pas deux ou trois messages sur internet. C'est beaucoup plus ! Il y a eu des mains aux fesses également. C'est pas ce qu'il faut appeler un comportement approprié mais bien du harcèlement sexuel. Est-ce la partie immergée de l'iceberg? On espère que cette procédure va permettre de connaître la vérité sur ce qui s'est passé".

"Blagues de mauvais goût" selon l'Opéra 

Dont acte, répond Laurence Dessertine, la présidente de l'Opéra de Bordeaux. Elle "respecte la procédure judiciaire en cours", mais rappelle qu'en interne, "l'enquête administrative, a révélé qu'il s'agissait simplement de blagues de mauvais goût, certes inacceptables dans le cadre du travail, mais l'agent a été suspendu pour un mois".

Nous avons pu rencontrer l'une des victimes présumées, qui a accepté de se confier, sous couvert d'anonymat, tout en se demandant ce qu'elle pouvait dire ou ne pas dire "sans que ça lui porte préjudice". Elle est hôtesse d'accueil depuis plusieurs années en CDD et elle craint tout simplement de perdre son emploi. Elle évoque "des mails, par dizaines, particulièrement salaces et sexistes. Rien à voir avec de simples blagues de très mauvais goût". Alors oui, raconte-t-elle, l'Opéra l'a suspendu sans salaire durant un mois le temps de l'enquête interne, mais il été "réintégré au même poste, avec le même statut, et toujours avec la charge de la formation des petites nouvelles". Signe que le malaise est grand, conclu la CGT, huit hôtesses ont préféré quitter l'Opéra depuis le déclenchement de cette affaire.