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Faits divers – Justice

Harcèlement moral : l'ancien proviseur du lycée Condé à Besançon a été relaxé

samedi 10 février 2018 à 12:41 Par Laurine Benjebria et Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

Poursuivi pour harcèlement moral envers une enseignante, l'ancien proviseur du lycée bisontin Condé a été relaxé ce vendredi. Le parquet a décidé de faire appel.

L'ancien proviseur du lycée hôtelier Condé a été relaxé ce vendredi
L'ancien proviseur du lycée hôtelier Condé a été relaxé ce vendredi © Radio France - France Bleu Besançon

Besançon, France

L'affaire remonte à 2015. A l'époque, un mouvement de grève agite le lycée Condé à Besançon pendant près de 2 semaines, pour dénoncer plusieurs cas de souffrance au travail et de harcèlement par le proviseur du lycée arrivé en 2013. Une enseignante porte plainte pour harcèlement moral.

Plusieurs enquêtes internes sont ensuite ouvertes par le ministère de l'Education nationale. Le proviseur, à sa demande, est muté dans un collège de l'académie en septembre 2016.  

Ce vendredi, l'ancien proviseur comparaissait devant le tribunal correctionnel de Besançon. A l'audience, le président fait part des conclusions de l'enquête diligentée par le ministère de l'Education nationale. Le proviseur, arrivé en septembre 2013 à Condé, est dynamique et infatigable, mais se comporte en "patron" et son management est critiqué. Lui reconnait qu'il est sans doute allé trop vite dans sa volonté de remettre de l'ordre dans un établissement en perte de vitesse. 

Mais il nie avoir eu des griefs non justifiés contre l'enseignante. Selon son avocat, la plaignante a même été instrumentalisée par les syndicats qui ont profité de l'occasion pour nuire à son client et provoquer son départ. 

Pour le ministère public, il est à l'inverse la personne qui par ses agissements aura entraîné la dégradation de l'état de santé de la professeure. Une enseignante adulée pendant une année et dénigrée l'année suivante, victime de critiques infondées."Les conséquences vous les avez devant vous" dit-elle. L'enseignante est en larmes. Le proviseur lui reste droit dans ses bottes. 

Le parquet requiert 10.000 euros d'amende avec sursis. Après avoir délibéré, le tribunal prononce la relaxe, estimant qu'il n'y a pas eu harcèlement. Le parquet fera appel.