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Faits divers – Justice

Harcèlement sexuel dans l'armée : relaxe requise pour un ancien militaire de Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

La représentante du parquet a demandé la relaxe ce vendredi dans le procès d'un ancien militaire du centre de recrutement de la Marine à Metz, après la plainte pour harcèlement sexuel de son ancienne secrétaire en 2011-2012. C'est la 1er femme à avoir porté plainte dans l'armée pour ces faits.

La chambre militaire du tribunal de grande instance de Metz
La chambre militaire du tribunal de grande instance de Metz © Radio France - Cécile Soulé

Metz, France

Il la surnommait "petit chat" ou "little minou", disait qu'il "profitait du spectacle" quand il courrait derrière elle au cours de séance de footing, ou encore lui demandait en rigolant de répéter à haute voix un mot de passe d'ordinateur de son invention : "bite de port". Il y a aussi ce SMS où il lui demande "un bisou". À la barre de la chambre militaire du tribunal de grande instance de Metz, l'ancienne secrétaire explique avoir été très vite mal à l'aise dans cette ambiance de blagues salaces à répétition, dans ce service de l'armée où elle était la seule femme.

Pas d'excuses

"Pourquoi n'avoir rien dit ?", lui demande la présidente, Marie-José Miceli. "Je n'ai pas osé, j'avais peur de perdre mon travail", répond la jeune femme aujourd'hui âgée de 33 ans. Ex-commando de marine aux épaules larges, son ancien supérieur, 48 ans, reconnait que son attitude n'était pas réglementaire mais tente de se justifier d'une voix forte, évoque une ambiance de travail détendue et ne présente aucune excuse. 

Jugement le 15 novembre

La représentante du parquet, Elodie David, le sermonne sévèrement : "C'est l'archétype du macho, un goujat", mais pour autant estime qu'il n'est pas juridiquement condamnable, parce que l'intention de faire du mal n'est pas démontrée. "Il n'avait pas la conscience et la volonté de commettre des violences", explique son avocat, Me Olivier Rondu. Pour l'avocate de la jeune femme, Me Elodie Maumont, "dire il l'a fait à l'insu de son plein gré, c'est trop facile". Le jugement sera rendu le 15 novembre prochain. 

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