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Faits divers - Justice

Une enquête ouverte pour harcèlement sexuel dans un centre de formation d'apprentis de Vesoul

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Une enquête est ouverte pour des faits de harcèlement sexuel dans un centre de formation d'apprentis à Vesoul. Une plainte a été déposée contre le directeur qui se livrerait de façon régulière à des réflexions déplacées. Malgré le signalement, aucune mesure en interne n'a été prise.

Illustration : rassemblement "me too" à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) contre les violences faites aux femmes. "Brisons le silence". 29 octobre 2017.
Illustration : rassemblement "me too" à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) contre les violences faites aux femmes. "Brisons le silence". 29 octobre 2017. © Radio France - Justine Dincher

Vesoul, France

Un centre de formation d’apprentis à Vesoul serait selon nos informations le théâtre de cas de harcèlement sexuel répétés depuis plusieurs mois. Plusieurs salariés se plaignent de propos déplacés de la part du directeur de la structure.

Le procureur de la République de Vesoul confirme qu’une enquête est en cours, une plainte a été posée au commissariat de Vesoul ainsi que quatre mains courantes. Ce jeudi, une des cinq personnes à l'origine de ces signalements est convoquée par la police.

Des propos à connotation très sexuelle et répétés

Les faits ont débuté il y a un peu plus d’un an. En décembre 2018, au moment de la remise de diplômes des élèves, le directeur aurait dit à une enseignante « de mettre ses plus beaux dessous pour la cérémonie, car le préfet est chaud », propos confirmés par d’autres personnes.

Ce n’était que le début d’une longue série pour cette enseignante qui a tenu à conserver l’anonymat. Le 15 juillet 2019, elle se rend au commissariat de Vesoul pour déposer une plainte pour "harcèlement sexuel par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction"

Après les propos qu'aurait tenu son directeur, cette enseignante a commencé à faire des cauchemars. Elle rêvait qu’elle vomissait des pellicules, car le directeur a des problèmes capillaires.

Cette femme a eu un arrêt maladie long. Depuis, son poste de vacataire n’a pas été renouvelé à la rentrée. Tout comme deux autres personnes qui ont également témoigné et qui ont perdu leur travail à la rentrée de septembre 2019.

A une personne qui portait une attelle après s'être blessée, le directeur lui aurait dit "vous avez encore fait des folies de votre corps cette nuit". A une autre femme un vendredi soir il lui aurait souhaité "un bon week-end sexuel".

Un signalement

En avril 2019, le syndicat CFDT qui porte cette affaire fait un signalement à la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de Franche-Comté qui gère ce centre de formation d'apprentis. Le syndicat alerte la direction  "sur des comportements sexistes d'un membre de la direction" et "demande l'arrêt de telles pratiques insupportables"

Au même moment, cinq agents du centre saisissent la justice en raison de "propos humiliants, vexatoires et récurrents" qu'ils ont dû subir pendant plusieurs mois de la part de ce responsable qui avait "autorité hiérarchique" sur eux.

La direction recueille le témoignage de ces personnes au mois de mai 2019, mais aucune sanction ni suite n'ont été données à cette alerte. 

En revanche, trois personnes qui ont témoigné et qui étaient vacataires, n'ont pas vu en septembre leur contrat renouvelé dans la structure de formation pour apprentis. Selon le syndicat, il s'agit de "contrats non renouvelés sans aucune notification et sans respecter les délais légaux, alors que leur activité se poursuivait à la rentrée scolaire de septembre 2019".

La CFDT "s'interroge sur de telles méthodes, dans un établissement public qui ignore ses obligations vis-à-vis de ses agents et qui fait le choix de s'en séparer plutôt que de les protéger".

Un centre avec 600 élèves 

Ce centre de formation voit passer chaque année 600 apprentis des deux sexes. Si à ce jour le directeur est simplement soupçonné de tels agissement, rien ne permet d'affirmer que des apprentis aient pu être également victimes de telles pratiques. Après plusieurs mois d'attente, la convocation d'une victime présumée au commissariat signifie peut-être que l'enquête est vraiment lancée.

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