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Faits divers – Justice

Haut-Rhin : un couple en garde à vue, 14 ans après la découverte des corps de 4 nouveaux-nés à Galfingue

mercredi 29 novembre 2017 à 22:17 Par Céline Rousseau et Patrick Genthon, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Quatorze ans après la découverte du corps de quatre bébés dans la forêt de Galfingue (Haut-Rhin), un couple est en garde à vue. C'est l'ADN qui pourrait permettre de résoudre l'affaire.

Le lieutenant Ludovic Guinamant, du groupement de gendarmerie de Mulhouse, lors d'une conférence de presse en 2003, sur l'affaire des 4 cadavres retrouvés en forêt de Galfingue..
Le lieutenant Ludovic Guinamant, du groupement de gendarmerie de Mulhouse, lors d'une conférence de presse en 2003, sur l'affaire des 4 cadavres retrouvés en forêt de Galfingue.. © AFP - Thomas Wirth

Galfingue, France

Quatorze ans après la découverte dans la forêt de Galfingue, près de Mulhouse, de quatre cadavres de bébés dans des sacs poubelles, un couple a été interpellé ce mardi matin à Petit-Landau. L'information a été confirmée à France Bleu Alsace dans la soirée par le procureur de la République de Mulhouse. Le dossier a été relancé par une concordance ADN relevée par les gendarmes après une bagarre "banale" entre voisins. La garde à vue de l'homme a été levé ce jeudi matin, pour des raisons de santé.

Le 21 octobre 2003, dans la forêt de Galfingue (Haut-Rhin), un agriculteur avait découvert d'étranges sacs plastique sur sa parcelle de terrain. A l'intérieur se trouvait les corps de quatre bébés en état de décomposition. L'un avait le cordon ombilical arraché et deux autres présentaient des traces de strangulation. A l'époque, les gendarmes avaient créé une cellule, baptisée «Infanticides 68» avec des enquêteurs de la section de recherche de Strasbourg, des brigades de recherches de Mulhouse et Colmar et de la brigade de Lutterbach. Les nombreuses investigations n'avaient rien donné.

"La question va se poser de savoir quel est le rôle du couple et de chacun des membres de ce couple" - Me Thierry Moser, avocat de l'association "Enfance majuscule"

Les analyses ADN avaient permis de déterminer un profil génétique pour les parents, mais aucune correspondance n'avait pu être trouvée dans le fichier national des empreintes génétiques. Le 4 février 2009, le juge d'instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu. Mais le dossier avait été rouvert en 2013 suite à la demande de Me Thierry Moser, avocat de l'association "Enfance majuscule", partie civile. Il estimait que les progrès de la science permettrait d'identifier les parents.

Me Thierry Moser, avocat de l'association "Enfance majuscule"

Désormais, après l'arrestation de ce couple, dont l'ADN a "matché" avec celle relevée sur les nouveaux-nés, "la question va se poser de savoir quel est le rôle du couple et de chacun des membres de ce couple", commente Me Thierry Moser, joint ce mercredi soir par France Bleu Alsace. "Que savait l'homme de cet état de grossesse, notamment, nous devrions savoir cela dans un laps de temps assez proche".

Le procureur de Mulhouse doit tenir une conférence de presse ce jeudi après-midi.