Faits divers – Justice

Haute-Loire : 15 radars vandalisés depuis le début de l'année

Par Julie Szmul, France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 2 septembre 2016 à 19:21

radar
radar © Radio France - Jérôme Laithier

La Haute-Loire compte 23 radars. Depuis le début de l'année, 27 dégradations ont été constatées sur une quinzaine d'appareils. Le préfet veut renforcer la surveillance autour des radars.

Mais qui en veut aux radars de la Haute-Loire ? Depuis le début de l'année, quinze radars sur les 23 du département ont été dégradés. Certains ont été aspergés de peinture, d'autres incendiés (par exemple celui de Bains, au sud du Puy en Velay début juillet, ou encore celui de Saint Georges d'Aurac, le 31 août dernier). En tout, 27 dégradations ont été recensées par les forces de l'ordre depuis le début de l'année.

7 radars dégradés rien que cet été

Cet été, les dégradations se sont multipliées. Alors le préfet de Haute-Loire, Éric Maire a décidé de renforcer la sécurité autour des 23 radars du département.

Je condamne fermement (ndlr : ces dégradations). Les radars ont pour but de sanctionner ceux qui ne respectent pas les limitations de vitesse, le code de la route... Dans un département où plus de la moitié des accidents mortels sont dus à la vitesse excessive. C'est un département de montagne, avec un réseau routier difficile. Donc le respect des limitations de vitesse, ici, c'est le respect de la vie humaine. Donc je ne peux pas admettre que des personnes s'en prennent à ces appareils, les radars, qui sont chargés de contrôler la vitesse des automobilistes.

Le préfet de la Haute-Loire est agacé par cette recrudescence des dégradations de radars dans son département.

Le préfet qui refuse de détailler les mesures qu'il va prendre, en lien avec la gendarmerie, pour ne pas attirer les malfaiteurs. Le fait de détériorer un radar, c'est une dégradation de bien public qui peut coûter 45 000 euros d'amende et trois ans de prison. Pour quelqu'un qui tague un radar, la dégradation de bien public est également sanctionnée d'une amende de 7500 euros assortie de travaux d'intérêt général.