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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Haute-Loire : trois anciens "gilets jaunes" condamnés à de la prison avec sursis pour destruction de radars

Quatre gilets jaunes comparaissaient devant le tribunal correctionnel du Puy en Velay ce mardi, poursuivis pour destruction de biens d'autrui en réunion. Ils sont condamnés pour trois d'entre eux à 10 mois de prison avec sursis, le 4e à 140 heures de TIG.

Le radar dans la descente du Pinay entre Firminy et St-Ferreol-d'Auroure.
Le radar dans la descente du Pinay entre Firminy et St-Ferreol-d'Auroure. © Maxppp - Philippe Vacher

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 janvier 2019 et c'est l'ADN d'un des prévenus retrouvé sur les lieux qui a permis aux enquêteurs de reconstituer ce groupe de Gilets Jaunes âgés de 21 à 36 ans et jugés pour avoir incendié quatre radars coûtant à chaque fois entre 60.000 et 80.000 euros.

"Ne jugez pas un mouvement"

Ce procès est celui d’une soirée qui a basculé, peut-être de manière préméditée, après quelques verres. Les prévenus se lancent ce soir-là dans une tournée de 4 radars. On connait les conducteurs des deux véhicules mais qui a avait chargé les pneus ? Qui les a déchargé ? Qui a versé l’essence dessus ? Qui a craqué l’allumette ? Qui a également tagué les radars ? Difficile à dire. En 2019, l’équipée sauvage de Gilets Jaunes se serrait les coudes. Deux ans et demi plus tard, plus de sentiments ni de solidarité. Chacun tente d’alléger sa propre responsabilité.

Qui était aussi le mystérieux "Toto" qui aurait été présent ce soir-là, sans être retrouvé ? La présidente du tribunal, elle, ne blague pas. "La période était propice à ce genre de dégradation" analyse –t-elle. "Une période sombre" affirme même le procureur qui rappelle que "nous sommes un mois seulement après l’incendie de la Préfecture de Haute-Loire" et qui requiert 1 an de prison avec sursis probatoire et 205 heures de Travaux d'Intérêt Général. Mais "on ne les juge pas pour ça" tonne l’un des avocats. "On ne juge pas des terroristes organisés, ni le mouvement des Gilets Jaunes", poursuit-il. Le tribunal condamne finalement trois des prévenus à 10 mois de prison avec sursis et 400 euros d’amende. Le quatrième à 140 heures de TIG.
 

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