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Haute-Loire : six mois de prison avec sursis requis contre l'élu Marc Boléa dans une affaire de prostitution

Marc Boléa, conseiller départemental de Haute-Loire, comparaissait devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour complicité dans une affaire de proxénétisme. A ses côtés, sa compagne, soupçonnée d'avoir "toléré de la prostitution" dans plusieurs chambres dont elle était propriétaire.

Le couple était jugé devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay.
Le couple était jugé devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Six mois de prison avec sursis ont été requis contre Marc Boléa ce jeudi. Le conseiller départemental de Haute-Loire, suspendu depuis quelques mois, était jugé devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour complicité de proxénétisme. Il comparaissait avec sa compagne, poursuivie elle pour avoir "toléré de la prostitution" dans les chambres d'un gîte rue de la Gazelle et d'un immeuble avenue Foch. Elle est aussi soupçonnée de blanchiment. 12 mois de prison avec sursis ont été requis contre cette habitante du Puy-en-Velay, qui a expliqué "avoir été dépassée" dans la gestion de ces hébergements.

A la barre, Maryline raconte qu'elle loue des chambres depuis des années. "J'ai beaucoup œuvré dans le social" explique-t-elle d'une voix tremblante. Sa clientèle ? Des gens de la rue, des migrants, des mineurs isolés. Le prix d'une chambre : entre 40 et 50 euros, parfois 300 euros le mois. Elle dit travailler avec le 115, le conseil département ou encore la préfecture. Répondre 7 jours sur 7 au téléphone pour aider des personnes dans le besoin. "Je ne choisissais pas mes clients et je ne me mêlais pas de leur vie" confie Maryline. 

Préservatifs et argent liquide

Mais pour le procureur, la gérante ne pouvait pas ignorer l'activité de certaines de ses clientes. Lors d'une perquisition le 7 décembre, les enquêteurs avaient retrouvé 12 prostituées dans neuf chambres. A l'intérieur, des préservatifs, de l'argent liquide et de grands rouleaux de papier comme ceux utilisés pour couvrir la table à ausculter des médecins. Dans le sac à main de Maryline, les policiers avaient aussi découvert 6720 euros en liquide. "Je devais aller les déposer à la banque", se défend la prévenue. "Je n'ai jamais été une proxénète."  

Marc Boléa dit "ne jamais être monté dans les chambres"

Quel était le rôle de Marc Boléa dans tout ça ? "Aucun" se défend l'élu. Toute la question est de savoir s'il a aidé sa compagne dans la gestion des chambres, et s'il a, à travers elle, profité financièrement de cette activité de prostitution. "Nous vivions ensemble, mais je n'ai jamais touché un centime de Maryline. Elle ne payait pas de loyer, même chose pour l'eau et électricité." Quelques courses de temps en temps tout au plus. Quant au gîte rue de la Gazelle, l'élu assure qu'il y emmenait sa compagne et qu'il l'aidait quand elle en avait besoin. "Mais je ne suis jamais monté dans les chambres." "C'était quand même de notoriété publique que des prostituées travaillaient là-bas", tacle le procureur. "Comme votre compagne, vous ne pouviez pas l'ignorer.

Décision rendue le 18 mars

L'avocat de l'ancien président du SDIS plaide la relaxe, fustige une enquête qui n'a rien établie. "Même si, quelle que soit la décision du tribunal, avec tout le battage qu'il y a eu autour de cette affaire, le mal est déjà fait", lâche Antoine Vey. Le mot de la fin est pour Marc Boléa. "Avec Maryline, on a fait des erreurs et on l'a déjà payé très cher." La décision du tribunal a été mise en délibéré et sera rendue le 18 mars prochain.

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