Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Haute-Savoie : l'ex-directeur d'école de Cornier jugé en appel pour agressions sexuelles sur 19 enfants

-
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Relaxé en premier instance par le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute-Savoie), l'ancien directeur de l'école maternelle de Cornier comparaît à partir de mercredi devant la cour d'appel de Chambéry pour agressions sexuelles sur 19 enfants.

Le Palais de Justice de Chambéry.
Le Palais de Justice de Chambéry. © Radio France - Xavier Grumeau

C'est un procès douloureux qui s'ouvre à la cour d'appel de Chambéry ce mercredi 24 mars. Celui de l'ancien directeur de l'école maternelle de Cornier en Haute-Savoie. Jugé une première fois en juin 2019 pour agressions sexuelles sur 19 enfants, âgés en moyenne de trois ans au moment des faits, "Maître Bruno" a été relaxé par le tribunal correctionnel de Bonneville et ce malgré les réquisitions du procureur : cinq ans de prison dont deux fermes.

Manque de "preuves matérielles"

"Faute d'éléments matériels", impossible pour les juges de l'époque de condamner "Maître Bruno". L'ancien directeur de l'école de Cornier est soulagé, l'enseignant en petite section clame son innocence depuis le début. Les parents des victimes présumées âgées de deux ans et demi à quatre ans au moment des faits entre 2015 et 2016, sont eux sous le choc. "On nous a dit que la parole de nos enfants n'avaient pas de valeur" raconte Lily, une maman. Effectivement, dans son jugement le tribunal pointe les auditions des petits "polluées par les questions orientées" des gendarmes. Mais les troubles du comportement chez les enfants, bien réels, comme les pipis au lit, les terreurs nocturnes, leur hypersexualisation voire leur agressivité, convainquent le parquet de faire appel. Et les parents de faire plus.

"On n'aura jamais des enfants comme les autres qui grandiront dans l'insouciance. Encore hier, mon fils m'a demandé : si il [ndlr : Maître Bruno] est dehors, est-ce qu'il va venir à la maison ? Est ce qu'il va aller dans une école ? Il faut vérifier que les volets sont bien fermés, etc." - Lily, maman d'un petit garçon, victime présumée.

Traumatisée par le premier procès, où Lily estime la parole de son fils "salie", cette maman est décidée à défendre jusqu'au bout son petit garçon qui aujourd'hui souffre toujours de traumatismes explique t-elle. "Un moment ça va et puis d'un coup il a des flashbacks de ce qu'il s'est passé et il tombe dans des angoisses existentielles. Cela provoque énormément de colère chez lui et ça devient ingérable. Ou alors on est en train de manger quelque chose et il demande par exemple si la pénétration est quelque chose d'agréable. Il a neuf ans ! Il parle de sexualité avec ses mots d'enfants mais de choses adultes" détaille Lily. 

Tirant également leçon des erreurs passées, cette fois les parties civiles seront défendues par une avocate spécialisée depuis dix ans dans les affaires de protection de l'enfance, Maître Marie Grimaud. Elle demandera d'ailleurs dès ce mercredi matin à la cour un supplément d'informations pour entendre à nouveau ces enfants, âgés désormais de neuf ans. La cour d'appel de Chambéry examinera cette affaire jusqu'à jeudi 25 mars. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess