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Faits divers – Justice

Haute-Vienne: une affaire de voitures trafiquées et d'escroquerie devant la justice

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Des peines de 6 à 12 mois de prison avec sursis ont été requises à l'encontre de 5 hommes jugés par le tribunal correctionnel de Limoges ce vendredi, pour une affaire d'escroquerie autour de voitures d'occasions trafiquées. Deux garages automobiles de Nieul et Isle, sont également soupçonnés

5 prévenus et deux garages automobiles de Nieul et Isle sont mis en cause dans cette affaire d'escroquerie.
5 prévenus et deux garages automobiles de Nieul et Isle sont mis en cause dans cette affaire d'escroquerie. © Radio France - Nathalie Col

Haute-Vienne, France

Cinq hommes et deux garages automobiles d'Isle et de Nieul étaient jugés pour escroquerie ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Limoges. Les prévenus, tous originaires d'Arménie, sont soupçonnés d'avoir menti sur le kilométrage ou l'entretien de véhicules revendus à une cinquantaine de particuliers qui se sont portés parties civiles. Une dizaine de compagnies d'assurances réclament également réparation car elles estiment avoir été escroquées suite à des accidents provoqués délibérément, avec des voitures dont la valeur avait été surévaluée au moment de souscrire le contrat. A la barre, il y avait notamment deux frères et un cousin, mais tous ont immédiatement remis en cause la thèse d'une escroquerie en bande organisée sur fond d'affaire de famille. Trois des suspects ont ainsi reconnu partiellement les faits, tandis que les deux autres nient toute implication. 

Des aveux et des dénégations

Manipulant nerveusement un mouchoir tout au long de l'audience,  un des prévenus reconnaît qu'il a trafiqué les compteurs, tout comme son cousin "C'est pas compliqué, je suis mécanicien, je sais comment faire !"  Il avoue aussi avoir fait des fausses factures d'entretiens ou de réparations jamais réalisées. "Une véritable industrie" dénoncent les parties civiles qui réclament au total plus de 200.000 euros en réparation de leur préjudice. D'autant que certaines voitures trafiquées sont depuis parties à la casse, tandis que les autres ont occasionné de nombreux frais imprévus. Les assurances ont aussi fini par tiquer.  Là c'est un troisième prévenu qui assume l'entière responsabilité pour l'organisation d’accidents, afin de toucher des primes. Tout ça avec des contrats souscrits peu de temps auparavant, sous des prêtes-noms qui sont tous des proches des prévenus. "Drôle de hasard" souligne la présidente du tribunal.

Escroquerie et corruption ?

De son côté, l'avocat des deux gérants de garage mis en cause estime que ses clients n'ont rien à voir avec ça. Pire, ils seraient des victimes collatérales car leur réputation et leurs chiffres d'affaires se sont effondrés depuis.  Le parquet estime au contraire qu'ils étaient au courant de la combine et ont même prêté du matériel et corrompu des agents de contrôle technique, avec des billets glissés dans les grilles d'aération des voitures. "C'était juste pour faire réaliser de petites réparations directement" balaye leur avocat, qui dénonce par ailleurs dans sa plaidoirie un procès aux relents racistes. Auparavant, l'audience avait d'ailleurs été interrompue après une altercation entre cet avocat de la défense et la présidente, agacée par ses commentaires sur certains témoignages et ses nombreuses interruptions. 

Jugement le 21 juin

Le parquet a requis des peines de 6 à 12 mois de prison avec sursis et des amendes allant juqu'à 10.000 euros à l'encontre des 5 prévenus et des deux garages "Isle Auto" et "Nieul Auto". Il a également requis une interdiction d'exercer une activité commerciale pendant 5 ans, à l'encontre de 4 des 5 prévenus. Le jugement sera rendu le 21 juin.