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Faits divers – Justice

Héricourt : une affaire de harcèlement moral présumé au magasin Leclerc

Les propriétaires et deux responsables du supermarché Leclerc d'Héricourt ont été mis en examen ce mercredi dans une affaire de harcèlement moral présumé sur 25 salariés. Les employés auraient subi des humiliations et des menaces.

Les propriétaires et deux responsables du supermarché Leclerc d'Héricourt mis en examen ce mercredi dans une affaire de harcèlement moral présumé sur 25 salariés (photo d'illustration).
Les propriétaires et deux responsables du supermarché Leclerc d'Héricourt mis en examen ce mercredi dans une affaire de harcèlement moral présumé sur 25 salariés (photo d'illustration). © Maxppp - Pierre Heckler

Héricourt, France

Quatre responsables du supermarché Leclerc d'Héricourt, en Haute-Saône, sont soupçonnés de harcèlement moral sur plus d'une vingtaine de salariés. Le couple de propriétaires et leur directeur commercial ont été mis en examen ce mercredi, ainsi que le directeur financier, poursuivi pour complicité, a-t-on appris auprès de l'AFP. Les quatre responsables sont soupçonnés d'avoir humilié ou menacé 25 salariés.

Femmes enceintes devant porter des charges lourdes

Le couple de propriétaires, âgés d'une cinquantaine d'années, et leur directeur commercial âgé de 39 ans sont soupçonnés d'avoir exercé pendant neuf ans des pressions sur 25 salariés. Selon Emmanuel Dupic, le procureur de la République à Vesoul, des femmes enceintes ou des personnes handicapées auraient été obligées de porter des charges lourdes avec des horaires inadaptés. Des "propos racistes" ou des commentaires humiliants auraient également été prononcés "sur les vêtements ou les silhouettes" des femmes.

Une détresse physique et psychologique"

Selon le procureur, l'enquête a révélé "un harcèlement moral important, pendant neuf ans, avec une pression quotidienne sur les employés qui a conduit à une détresse physique et psychologique". Ces humiliations et ces menaces ont conduit à "un grand nombre de burn-out et d'arrêts maladie permettant aux employeurs de les déclarer inaptes à leurs postes et de les licencier".

Heures supplémentaires non comptabilisées

Le directeur financier est mis en examen lui aussi "pour avoir cautionné un système où les droits des salariés n'étaient pas respectés", a indiqué le procureur à l'AFP. L'enquête a débuté il y a un peu plus d'un an, après la procédure lancée aux prud'hommes par quatorze salariés licenciées. Selon leurs témoignages, la badgeuse - permettant de comptabiliser le temps de travail - avait été retirée par les propriétaires à leur arrivée en 2010.

Toujours selon ces témoignages, les heures supplémentaires n'étaient pas prises en compte et la porte de la salle de pause avait été enlevée pour "une surveillance constante". Les suspects, qui contestent les faits, encourent deux ans de prison, 30.000 euros d'amende et l'interdiction de diriger une entreprise. En attendant ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec l'obligation de payer une caution, l'interdiction de se présenter dans la commune et d'exercer une gestion d'entreprise commerciale.