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Héroïne : saisie de drogue record à Nancy estimée à deux millions d’euros

C’est la plus grosse affaire de stupéfiants depuis trois ans à Nancy avec la saisie de deux millions d’euros de drogue. Plus de 200 000 euros ont également été saisis et des armes de guerre : deux ans d’enquête pour un trafic qui alimentait Nancy, Metz, les Vosges et la Meuse.

Pour plus de 2 millions d'euros de drogue saisis à Nancy.
Pour plus de 2 millions d'euros de drogue saisis à Nancy. © Radio France - Thierry Colin

Après deux ans d’enquête, un vaste trafic de stupéfiants qui alimentait Nancy, Metz, les Vosges et la Meuse a été démantelé à Nancy. C’est la plus importante affaire de stupéfiants depuis trois ans en Meurthe-et-Moselle, indique le parquet Nancy qui a détaillé l'annonce faite jeudi et qui estime que la drogue saisie à deux millions d’euros à la revente au détail. Par ailleurs de grosses sommes d’argent, des armes de guerre et des véhicules ont été saisis.

Si la tête de réseau, un homme âgé de 37 ans, originaire du quartier des Provinces à Laxou, a été interpellé à Essey-les-Nancy dans un appartement, la plupart des suspects ont été arrêtés dans des «quartiers bourgeois » de Nancy ou Vandoeuvre. C'était des trafiquants installés, précise le parquet de Nancy. 

Des grossistes professionnels

Un trafic avec certains individus déjà connus des services de police dans le quartier des Provinces ou de Vandoeuvre. Le réseau alimentait les semi-grossistes avec 11 personnes interpellées âgées de 20 à 40 ans qui étaient « des professionnels aguerris» pour certains déjà connus de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiant.

Armes de guerre et pains d'un demi kilo d'héroïne

Pas moins de sept armes à feu ont été saisies avec leurs munitions (fusil mitrailleur, fusil à pompe, fusil d’assaut, pistolets et révolver). Quand gendarmes et policiers ont réalisé les arrestations mardi 16 juin à l’aube, la tête de réseau et un «lieutenant » emballaient de l’héroïne provenant des Pays-Bas. L’héroïne était coupée et emballée dans des pains de 500 grammes, prêts à être livrés à des semi-grossistes dans les quatre départements lorrains. 

Le prix de l'héroïne, qui a déjà augmenté avec le confinement et la fermeture des frontières, pourrait encore grimper en Lorraine car le trafic démantelé était important. 

Suite d'un règlement de compte mortel à Nancy

Une enquête qui fait suite au règlement de compte qui a coûté la vie à une personne criblée de balles en pleine rue place de la Croix-de-Bourgogne à Nancy en 2016. La tête de réseau était d’ailleurs sous contrôle judiciaire dans cette affaire distincte qui sera jugée aux assises en septembre à Nancy. Les investigations sur le côté stupéfiant de cette affaire criminelle ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à la tête de réseau.

Gign et maisons bourgeoises

Pas moins de 160 gendarmes et policiers ont été mobilisés pour réaliser les interpellations conjointes mardi matin à l'aube. Des forces de l’ordre venus de Metz, Toul, Lunéville, mais aussi du GIGN de Dijon et Reims pour prêter main forte aux policiers, certains suspects étant armés et logeaient dans des « maisons bourgeoises » ou des appartements avec des portes blindées. 

La saisie est impressionnante : 19 kg d’héroïne, mais aussi 2kg de cocaïne, 3 kg d’herbe de cannabis, 36 kg de produit de coupe et 93 775 € en liquide. Les perquisitions ont également permis de saisir 10 véhicules et 75 000 euros sur des comptes, visiblement le produit de la revente d’héroïne. Au total, c’est plus de 200 000 euros d’argent et de biens saisis. L’enquête qui se poursuit pourrait conduire à des saisies immobilières. 

Dix sur onze en détention

Sur les 11 personnes interpellées, dix individus ont été placés en détention et un placé sous contrôle judiciaire après présentation devant les magistrats de la Jirs de Nancy ce vendredi soir.

Une opération judiciaire qui s’est accélérée après le déconfinement et une arrivée massive d’héroïne qui a eu lieu le week-end précédent ce 16 juin. Une opération importante et qui a permis d'arrêter la tête de réseau se félicitent gendarmes et policiers lorrains qui ont agi sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de la JIRS de Nancy. 

Le procureur de la République de Nancy détaille ce qui est pour lui la plus grosse affaire de stupéfiant en Meurthe-et-Moselle depuis qu’il est en fonction : « Les trafiquants sont implantés sur l'agglomération de Nancy. Mais ce trafic a rayonné sur l'ensemble de la Lorraine. En Meuse, également dans les Vosges et à Metz, une affaire d'envergure, c'est une des plus importantes affaires de trafic de stupéfiants démantelé depuis les trois dernières années. Il suffit de se rapporter aux quantités saisies pour s'en rendre compte. 

Surpris en train de couper de l'héroïne

Au commencement de tout cela, c’est un règlement de comptes sur fond de stupéfiants. En 2016, place de la Croix de Bourgogne à Nancy. Une partie des investigations ont porté sur le trafic de stupéfiants lui-même et le produit de ces investigations, se concrétise aujourd'hui. Ces personnes ont refusé de s'expliquer, on a peu d'explications sur les faits eux-mêmes, mais deux d'entre eux ont été surpris en train de couper de l'héroïne. Des choses qui vont être difficilement contestables. 

Au sommet d'une pyramide

Et le magistrat de poursuivre sur le profil des dealers présumés, « C’est un trafic organisé manifestement par des gens aguerris déjà condamnés pour trafic de stupéfiants qui, en réalité, font cela à titre d'activité principale et qui en vivent plutôt bien puisque plusieurs d'entre eux étaient propriétaires de biens immobiliers, de voitures et manifestement, avaient un niveau de vie assez élevé.

Des professionnels aggueris. Ecoutez François Pérain, procureur de la République de Nancy.

Il s'agit de ce qu'on pourrait qualifier de grossistes. On est sur de l’héroïne importée des Pays Bas, coupé dans l'agglomération de Nancy et conditionnée en pains de 500 grammes destinés non pas à des petits revendeurs, mais destinés à des semi-grossistes. On est vraiment au sommet d'une pyramide ».

L'étendue du trafic. Ecoutez François Pérain, procureur de la République de Nancy.

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