Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Hockey sur glace : le Gamyo Épinal placé en redressement judiciaire

-
Par , France Bleu Sud Lorraine
Épinal, France

La décision du tribunal de commerce d’Épinal est tombée ce mardi après-midi : le club de hockey-sur-glace est placé en redressement judiciaire avec période d'observation de six mois. Un administrateur judiciaire est également nommé.

Le club de hockey-sur-glace spinalien est en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.
Le club de hockey-sur-glace spinalien est en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. © Radio France - Lucas Valdenaire

Le président des Gamyo a été auditionné pendant une demi-heure ce mardi matin au tribunal de commerce d’Épinal. Suite au dépôt de bilan, Romain Casolari a demandé le redressement judiciaire et l'étalement des dettes du club de hockey-sur-glace vosgien. Il a été entendu. Le club est placé en redressement judiciaire avec période d'observation de six mois. Un administrateur judiciaire a également été nommé par le tribunal.

Pas de liquidation judiciaire

Les dirigeants spinaliens évitent ainsi le scénario catastrophe d'une liquidation judiciaire, synonyme de redescente au plus bas niveau du hockey sur glace français. 

L'activité du club peut donc continuer. Dans son communiqué publié ce lundi soir sur le site du club, le président des Gamyo explique que ce redressement restait "la meilleure solution pour assurer la pérennité du club." Il affirme avoir préparé un plan pour sauver les finances du club. 

Il évoque, notamment, une restructuration interne de la SASP (la société qui gère les activités de l'équipe de Ligue Magnus). Il explique également que les AGS, ces fameux fonds de garantie des salaires, permettront de régler les impayés réclamés par plusieurs joueurs et d'anciens salariés. Pour rappel : l'ex-entraineur et l'ex-manager général ont obtenu gain de cause au prud'hommes ces dernières semaines. Le club doit leur verser plusieurs milliers d'euros d'impayés.

Le scénario du pire évité

Romain Casolari le répète dans son communiqué : ce redressement judiciaire "n'est pas une mauvaise chose"

"Au contraire, je le vois comme une opportunité de débuter un nouveau chapitre dans un climat plus serein."

A ECOUTER - L'inquiétude de Patrick Hurot, président du club de supporters des "Vieux Démons"

Pour réagir à cette décision du tribunal de commerce d’Épinal, le directeur administratif du club Florent Casolari a tenu une conférence de presse à la patinoire de Poissompré en milieu d'après-midi. Il confirme un plan de redressement et une restructuration en interne. Il revoit également les ambitions sportives du club à la baisse.

"On va déjà se concentrer sur la partie financière et le sportif devra s'adapter. Le plus important c'est de rester en Magnus. Forcément, les ambitions sont différentes."

"Tant que la CNSCG n'aura pas décidé du maintien en Ligue Magnus, personne ne sera soulagé," selon Florent Casolari
"Tant que la CNSCG n'aura pas décidé du maintien en Ligue Magnus, personne ne sera soulagé," selon Florent Casolari © Radio France - Lucas Valdenaire

Un avenir incertain

Pour autant, les Gamyos ne sont pas sortis d'affaire. Loin de là. Si le redressement est manifestement impossible, le tribunal de commerce peut toujours prononcer la liquidation. Sans oublier, les sanctions possibles de la CNSCG, le gendarme financier du hockey sur glace, qui se penchera à nouveau sur les finances du club spinalien à la clôture des comptes, fin avril. D'éventuelles mesures seront annoncées avant la fin du mois de juin. Dans le pire des cas, ce sera une rétrogradation administrative. "J'espère que les prochaines semaines vont rassurer les gens, mais on sait très bien que l'épée de Damoclès reste la décision de la CNSCG," rappelle Florent Casolari.

"Tant que la CNSCG n'aura pas décidé du maintien en Ligue Magnus, personne ne sera soulagé".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess