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Faits divers – Justice

Hommage à Alexia : une centaine de personnes rassemblées devant le stade Marcel Picot à Tomblaine

samedi 4 novembre 2017 à 17:19 Par Marie Roussel, France Bleu Sud Lorraine

Une semaine après la disparition d'Alexia Daval, joggeuse de 29 ans retrouvée morte lundi soir à Velet, en Haute-Saône, une centaine de personnes s'est réunie devant le stade Marcel Picot de Tomblaine. Un rassemblement pour lui rendre hommage, et revendiquer la liberté de courir pour les femmes.

Une centaine de personnes s'est rassemblée devant le stade Marcel Picot de Tomblaine samedi 4 novembre, en hommage à Alexia.
Une centaine de personnes s'est rassemblée devant le stade Marcel Picot de Tomblaine samedi 4 novembre, en hommage à Alexia. © Radio France - Marie Roussel

Tomblaine, France

Chaussures de running aux pieds et t-shirt blanc sur le dos, une bonne centaine de personnes ont répondu à l'appel des réseaux sociaux et se sont données rendez-vous devant le stade Marcel Picot ce samedi 4 novembre, dans la matinée. Tous sont venus rendre hommage à cette jeune joggeuse de 29 ans, Alexia Daval, retrouvée morte lundi dans un bois en Haute-Saône.

Une atteinte à la liberté de courir

"On est toutes touchées par ce qui lui est arrivée", s'émeut Laurence. Cette Nancéienne arbore un dossard, avec pour inscription "Alexia, on court pour toi." Laurence fait du footing régulièrement, seule en forêt depuis dix ans, mais toujours très équipée. "Quand je cours, j'ai mon portable et une bombe au poivre sur moi. Mais ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal de ne pas pouvoir courir seule."

Catherine est venue courir cinq kilomètres en hommage à Alexia Daval. - Radio France
Catherine est venue courir cinq kilomètres en hommage à Alexia Daval. © Radio France - Marie Roussel

A côté d'elle, Blandine opine du chef. "C'est une atteinte à notre liberté, et nous, on ne veut pas", poursuit cette femme. Pas question pour elle de s'arrêter de courir. Mais il faudra bien modifier tout de même ses habitudes, concède-t-elle, "en prenant un maximum de sécurité."

Il faut essayer de courir en groupe, bien évidemment, ou au minimum à deux. Ne pas utiliser toujours le même parcours, prendre son portable, courir en se donnant confiance, qu'on est là, qu'on est prêt à se défendre." - Blandine, joggeuse.

Fanny, elle, ne court pas sans être accompagnée. "J'avoue, moi, j'ai toujours peur d'y aller toute seule, donc c'est vrai qui j'y vais toujours avec des amis. Plus il se passe des choses comme ça malheureusement, plus cela m'encourage à ne jamais y aller seule."

Des hommes et des femmes de tous les âges étaient présent samedi 4 novembre devant le stade Marcel Picot. - Radio France
Des hommes et des femmes de tous les âges étaient présent samedi 4 novembre devant le stade Marcel Picot. © Radio France - Marie Roussel

Des hommes, également, étaient présents lors du rassemblement, comme Henri, président d'une association de coureurs à Nancy. "Par rapport aux filles que je connais dans l'association, moi ça me touche des choses comme ça."

Pour moi c'est un plaisir de courir, une passion. Et pour moi tout le monde devrait être libre de courir n'importe où sans se faire agresser." Henri.

Les personnes présentes ont ensuite effectué un parcours de cinq kilomètres autour des rives de Meurthe.