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Hommage au chauffeur de bus bayonnais agressé : des minutes de silence partout en France

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Par , France Bleu, France Bleu Pays Basque, France Bleu Béarn

Des minutes de silence dans les transports en commun sont prévues un peu partout en France ce mercredi, en hommage au chauffeur de bus bayonnais, aujourd’hui en état de mort cérébrale après une violente agression.

Les collègues du chauffeur agressé, choqués, demandent des mesures de sécurité.
Les collègues du chauffeur agressé, choqués, demandent des mesures de sécurité. © Maxppp - Chopin Jean Daniel

La violente agression, le dimanche 5 juillet, de Philippe Monguillot, 58 ans, marié et père de trois filles, chauffeur de bus de Bayonne, désormais en état de mort cérébrale, a choqué nombre de ses collègues et au-delà. A 19h30, ce mercredi, une marche blanche aura lieu à Bayonne, à l'appel de la famille de la victime, depuis le lieu de l’agression. Les collègues de la victime ont annoncé un droit de retrait jusqu'aux obsèques. 

Ce mercredi, des actions sont organisées dans plusieurs villes de France en l’hommage de Philippe Monguillot, à l’appel des syndicats des transports. Les transports en commun s’arrêteront pendant une minute, à 19h30, et les chauffeurs couperont le moteur, pour faire une minute de silence. Les usagers sont invités à la respecter.

Que s'est-il passé ce dimanche soir ? 

Dimanche 5 juillet dans la soirée, le chauffeur est victime d'une agression "d'une extrême violence" selon le procureur de Bayonne, un "acte de barbarie" selon le maire de Bayonne. Selon le parquet de Bayonne, il demande son ticket à un homme qui vient de monter dans le bus, avant d'exiger que lui et trois personnes qu'il venait de rejoindre mettent leur masque, comme c’est désormais obligatoire dans les transports publics. "Les insultes fusent puis il y a une bousculade. Le chauffeur est poussé hors du bus", indique Marc Mariée, le procureur adjoint de Bayonne.

Il est alors victime d’un déchaînement de violence : après avoir subi de nombreux coups de poings et de pieds, notamment au visage, il est laissé inconscient sur le trottoir. Les quatre hommes prennent la fuite et se réfugient "dans l'appartement de l'un d'eux" explique le procureur adjoint de Bayonne, ajoutant que "rien n'explique cette extrême violence".

Transporté en urgence au centre hospitalier de la côte basque à Bayonne, Philippe Monguillot est déclaré peu après en état de mort cérébrale. Il devait prendre sa retraite dans moins d’un an. 

Où en est l'enquête ?

Les quatre suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce mercredi. Deux hommes de 22 et 23 ans, connus des services de police, soupçonnés d'avoir frappé le chauffeur de bus, sont mis en examen pour tentative d'homicide volontaire. Ils ont été écroués.

Deux autres hommes, des trentenaires, ont été mis en examen, l'un pour "soustraction de criminel à l'arrestation et aux recherches et non assistance à personne en danger" et le second, pour "non assistance à personne en danger".

Un des suspects a été interpellé dès dimanche soir, près des lieux de l'agression. Les trois autres suspects ont été interpellés dans un appartement du quartier, lundi matin. Un mineur, qui se trouvait également dans l'appartement, a été relâché après avoir été placé en garde à vue. 

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