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Guerre d'Indochine : le sombre destin du Stéphanois Georges Boudarel

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ce Stéphanois avait été visé par une plainte de crime contre l'Humanité en 1991 qui n'avait pas abouti du fait d'une amnistie délivrée en 1966 par la France.

Georges Boudarel, ancien militant communiste accusé d'avoir torturé des soldats français lors de la guerre d'Indochine.
Georges Boudarel, ancien militant communiste accusé d'avoir torturé des soldats français lors de la guerre d'Indochine. © Getty - Alain BUU

Alors que le mois de juin est principalement orienté vers le souvenir de la Seconde Guerre mondiale, un autre conflit est dans les mémoires ce lundi 8 juin : c’est la journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine. Un conflit qui opposa de 1946 à 1954 la France coloniale au Viet Minh, une organisation indépendantiste, créée par le Parti communiste. Le conflit fera au total presque 48 000 morts coté français, dont 152 nés dans la Loire et 29 en Haute-Loire.

Des maristes de Valbenoîte au camp 113 dans la jungle

Un conflit qui regorge forcément d’histoires aux contours obscurs comme celle de Georges Boudarel. Un Stéphanois qui aura marqué ce conflit en s’engageant pour le Viêt Minh et en devenant responsable d’un camp de prisonniers français. Après des études chez les maristes de Valbenoite, il est devenu enseignant et c’est en 1948, alors que le conflit est engagé depuis deux ans déjà qu’il part en Indochine. En lien avec le parti communiste, il y fait une carrière marquée par son statut d’instructeur dans le camp 113, en pleine jungle. Il avait pour mission de rééduquer les prisonniers français, autrement dit de les convaincre d’intégrer eux aussi le Viet Minh, en utilisant la torture, selon des témoignages. 

Une plainte pour crime contre l'Humanité

Georges Boudarel n’est pas le seul Français à avoir fait ce choix de soutenir concrètement la population locale, mais il en a fait ensuite une carrière, de retour en France, en devenant un universitaire reconnu sur la question, une fois le conflit terminé. En 1991, des rescapés ont tenté de faire juger le Stéphanois pour crime contre l’Humanité. Une plainte qui ne donnera rien grâce à une amnistie dispensée en 1966 par l’État Français à ceux qui auraient commis des crimes pendant l’insurrection vietnamienne. Un dernier recours en 2000 devant la Cour européenne des droits de l’homme sera rejeté en 2003, quelques mois avant la mort à 77 ans d’un des personnages les plus controversés de la guerre d’Indochine.

Plan du camp 113 pendant le guerre d'Indochine : c'est ici que le militant communiste stéphanois Georges Boudarel est accusé d'avoir torturé des soldats francais
Plan du camp 113 pendant le guerre d'Indochine : c'est ici que le militant communiste stéphanois Georges Boudarel est accusé d'avoir torturé des soldats francais © Getty - Frederic REGLAIN
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