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Hommage national : à Dijon, l'émotion sans le drapeau

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Par , France Bleu Bourgogne

Malgré l'appel de François Hollande, rares sont les Dijonnais à avoir accroché un drapeau français à leur fenêtre pour l'hommage national. La cérémonie aux Invalides à Paris, retransmise à la télévision, a tout de même capté l'attention de nombreux clients dans les cafés et restaurants de la ville.

Thierry a installé un drapeau français sur la façade de son restaurant
Thierry a installé un drapeau français sur la façade de son restaurant © Radio France - Arnaud Racapé

_"Ils étaient la jeunesse de France, le visage de la France, 130 noms, 130 vies arrachées, 130 voix qui à jamais se sont tues". _Le président François Hollande a rendu un émouvant hommage aux victimes des attentats de Paris ce vendredi matin. Hommage national rendu dans la cour des Invalides lors d'une cérémonie sobre et solennelle, comme l'avait souhaité l'Elysée. 

Avant d'entonner la Marseillaise, les personnalités politiques et familles des victimes présentes sur place ont pu entendre la chanson de Jacques Brel, "quand on n'a que l'amour", interprétée par Yaël Naïm, Nolwenn Leroy, et Camélia Jordana, ainsi que les paroles de Barbara, "Perlimpinpin", reprises par la cantatrice Nathalie Dessay. Une cérémonie retransmise suivie avec plus ou moins d'assiduité et d'attention par les Dijonnais dans les restaurants et café. 

C'était des gens qui avaient des projets, ils ont été fauchés

Au café l'Eden, par exemple, on en avait presque oublié cet hommage national. Au moment où la télévision s'allume, deux voix égrènent déjà le nom des 130 victimes de la barbarie. sous le regard ému de José, un coude sur le comptoir, et un expresso à la main. "La plupart, c'était des gens qui avaient un boulot, qui allaient progresser dans la vie, qui avaient des projets, et puis 'bim', ils ont été fauchés. Ce n'est pas juste."

José n'a pas vu beaucoup de drapeaux français aux fenêtres en venant, et cet hommage, il a le sentiment qu'on le vit de loin ici en Bourgogne :  "c'est vrai que ce qui se passe à la capitale ça concerne plutôt la capitale. Nous on n'est que des ploucs (rires). Mais bon, même si les gens ici n'ont pas mis de drapeaux, je pense qu'ils sont quand même émus, parce que ça peut arriver n'importe où, n'importe quand."

C'aurait pu être un de mes clients, un de mes amis

A quelques dizaines de mètres de là, un drapeau trône sur la façade du restaurant le Maréchal, où le gérant, Thierry, a du mal à décrocher de l'écran, au moment où François Hollande entame son discours : _"C'est très important. C'aurait pu être un de mes clients, un de mes copains. Il faudrait que tout le monde fasse ça. J'ai mi un drapeau sur la façade de mon restaurant, ceux que ça dérange, ils n'ont rien compris." Marion, l'une de ses employés, n'est pas forcément pour brandir le drapeau tricolore. Mais respecter cet hommage national, elle y tient : "c' est très important qu'on montre nos émotions après ce qui s'est passé ce vendredi 13 novembre. C'est comme si c'était moi ou ma famille à leur place."_

Aller plus loin que l'hommage national

La Marseillaise retentit alors dans le restaurant l'Edito, où Guy est attablé avec des amis marseillais qui ont "_mis un drapeau à leur fenêtre avant de partir de Marseille". Cet hommage, c'est très bien, mais il faut aller plus loin selon lui. "_Maintenant il faut que tout le monde réalise que c'est un truc européen ! Quand ça pète en Espagne, on est désolés, quand ça pète en Angleterre, on est désolés, quand ça pète en France. Maintenant il faut qu'on agisse sur le plan européen et sur le plan mondial !" Le chef de l'Etat revient d'ailleurs tout juste de Russie, son nouvel allié de circonstance dans la guerre contre Daech.

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