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Homonyme incarcéré par erreur pour viol : 45.000 euros d'indemnisation

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Par , France Bleu

La Cour d'appel de Paris a accordé lundi 45.000 euros de dommages et intérêts à Mohamed Camara, accusé à tort d'être un violeur d'enfants. Emprisonné par erreur pendant plus de cinq mois, il réclamait 180.000 euros.

Mohamed Camara, emprisonné par erreur, et son avocat
Mohamed Camara, emprisonné par erreur, et son avocat © Maxppp

Ce n'était pas lui le violeur d'enfants, mais un homme portant le même nom que lui. Pour cette erreur qui lui a valu plus de cinq mois de prison en 2001, Mohamed Camara a obtenu lundi 45.000 euros d'indemnisation de la Cour d'appel de Paris.

Une première juridique

"Nous sommes satisfaits car sur le plan juridique, c'est une première" . L'avocat de l'accusé à tort rappelle que théoriquement, l'homonyme du violeur d'enfants ne pouvait pas prétendre à une indemnisation. La loi ne prévoit officiellement de dédommagement qu'en cas de relaxe, acquittement ou non-lieu. Mohamed Camara réclamait 180.000 euros, évoquant une vie "gâchée".

Un cauchemar et des séquelles

Le calvaire de cet homme qui vit à Nancy avait commencé en 2001, dans un train Paris-Bruxelles. Il s'était fait arrêter en vertu d'un mandat contre son homonyme condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Les deux hommes, outre porter les mêmes prénom et nom, ont la particularité d'être tous deux nés au même endroit, à Conakry (Guinée), et la même année, en 1973.

Libéré au bout de cinq mois de prison, interpellé une deuxième fois par erreur l'année d'après, la victime a développé des troubles psychiatriques, l'obligeant à arrêter ses études. Son avocat a indiqué qu'il n'excluait pas d'interjeter appel de la décision devant une commission spéciale de la Cour de cassation. Selon Me Berna, "aux États-Unis, on parlerait de millions de dollars ".

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