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Faits divers - Justice

Hôpital de Lavaur : l'ancien chef du service d’anesthésie condamné pour harcèlement moral et sexuel

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Un chef de service de l’hôpital de Lavaur (Tarn) accusé de harcèlement sexuel et moral par quatre infirmiers a été condamné ce mardi par le Tribunal correctionnel de Castres. Ce médecin écope de 18 mois de prison avec sursis et de deux ans d'interdiction d'exercer.

Le Palais de justice de Castres.
Le Palais de justice de Castres. © Radio France - Bénédicte Dupont

Tarn, France

Un médecin de 58 ans, chef du service d'anesthésie de l'hôpital de Lavaur, était jugé début septembre au tribunal correctionnel de Castres pour harcèlement moral et sexuel.  Il vient d'être condamné ce 25 septembre, conformément aux réquisitions, à 18 mois de prison avec sursis et deux ans d'interdiction d'exercer. Il a aussi l'obligation d’indemniser les victimes.

Un notable craint par son personnel, il plaide le complot

L'affaire avait fait grand bruit dans le Tarn quand cet anesthésiste, plusieurs fois élu par ses pairs à des responsabilités au centre hospitalier, proche des notables locaux, ami du maire de Lavaur avait été placé en garde à vue au printemps dernier.Quatre infirmiers, trois femmes et un homme, ont porté plainte. L’hôpital de Lavaur s'était constitué partie civile. Les faits portaient sur la période 2014-2017 car en matière de harcèlement il y a prescription au bout de trois ans, mais ils remontent à une période sans doute plus ancienne. 

Tous ont évoqué une forme de harcèlement moral, des pressions, des cris, des crises de nerf, des jets d'objets, des insultes. Leurs propos à la barre ont été corroborés par une trentaine de témoignages directs d'autres personnels soignants. Enfin, l'une des infirmières, une quadragénaire, l'accusait de harcèlement sexuel. Blagues salaces, propos déplacés devant les collègues, il l'avait même obligée plusieurs fois à l'embrasser sur la bouche. Le médecin avait lors de l'audience minimisé les faits, concédant une certaine fermeté mais pas un caractère colérique, admettant des plaisanteries graveleuses mais évoquant un jeu partagé. Son avocate avait plaidé la relaxe, évoquant le contexte politico-syndical et économique tendu de la période. La thèse n'a pas été retenue par les assesseurs.

L’hôpital de Lavaur avait réclamé 365.000 euros pour préjudice d'image notamment. Demande rejetée.

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