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Huit adolescentes victimes d'agressions sexuelles témoignent devant le tribunal correctionnel de Pau

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Par , France Bleu Béarn, France Bleu

Un homme de 43 ans était jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pau pour agressions sexuelles sur dix jeunes filles. Il leur a mis la main aux fesses ou sur la poitrine alors qu'elles se rendaient au collège ou au lycée. Huit d'entre elles étaient présentes à l'audience.

Le tribunal correctionnel de Pau
Le tribunal correctionnel de Pau © Radio France - DC

Les adolescentes ont raconté comment, entre 2012 et 2015, cet homme toujours habillé de noir leur avait mis la main aux fesses ou sur la poitrine, en pleine rue. Les plus jeunes avaient 11 ans à l'époque, la plus âgée tout juste 18 ans. À chaque fois ou presque, elles attendaient leur bus à Billère, Lons ou Lescar pour aller au collège ou au lycée. 

Des agressions qui ont eu de lourdes conséquences pour elles

"Une main aux fesses, qu'est-ce que c'est? s'interroge un avocat. Pas grand chose, ça aurait pu être pire. Mais mettez vous dans la tête d'une petite fille de 11 ans". Et, chacun leur tour, ils racontent les conséquences pour ces jeunes filles et leurs familles : des adolescentes qui refusent pendant près d'un an de prendre le bus, qui ne sortent plus seules, font des cauchemar, des crises d'angoisse, et même une tentative de suicide. Certaines familles ont du déménager, leurs filles ne supportaient plus de passer devant l'arrêt de bus en question. "C'est ce qui fait peur à tout le monde, ajoute une avocate. Une agression sexuelle commise dans la rue, par un homme en noir, dans une petite bourgade, où on se sent en sécurité. Ces jeunes filles ne se sentent plus en sécurité". Et la procureure d'ajouter : "leur premier contact avec la sexualité, c'est qu'un gros dégoûtant les a tripoté dans la rue".  Dans la salle, beaucoup de jeunes filles sont en larmes en racontant leur histoire. Elles n'ont même pas eu droit à des excuses.

J'ai cru que j'allais y passer - Anne, 13 ans à l'époque

Anne (le prénom a été changé) avait 13 ans ce 4 janvier 2012 quand elle a croisé la route de cet homme. Elle allait au collège à pied, il faisait nuit. Il l'a abordé une première fois sous prétexte de demander son chemin. "Ensuite, je l'ai entendu courir derrière moi, raconte-t-elle. Il m'a mis une main aux fesses. Je me suis retournée, et il m'a dit "joli cul". Et il est reparti. J'ai attendu longtemps qu'il reparte très loin. J'ai cru que j'allais y passer. J'étais en état de choc, je m'en souviens. Ensuite, à la maison, c'est rester enfermée, vérifier que tout est fermé, même les tiroirs. On ne sait pas pourquoi on le fait, parce qu'on est en sécurité, mais bon... J'en rêve encore. Je rêve qu'on essaye de me frapper, mais je n'arrive pas à rendre les coups. je ne sais pas si ça vient de là, mais je pense que oui. Maintenant, dans mes rêves, j'essaie de frapper, de rendre les coups pour que ça aille mieux."

Anne, 13 ans à l'époque, raconte son agression

Cet homme était également jugé pour des agressions sexuelles sur sa belle-fille et la fille d'amis à lui. Le parquet a requis cinq ans de prison dont deux avec sursis et l'obligation pour lui de se soigner et d'indemniser les victimes. Le tribunal rendra sa décision le 12 avril.

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