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Faits divers – Justice

Huit salons de massage et leurs gérants devant le tribunal à Nice pour avoir toléré la prostitution

lundi 5 mars 2018 à 6:41 Par Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

Huit salons de massage chinois et leurs gérant(e)s sont jugés à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir, entre autres, toléré la prostitution de manière habituelle, exercé illégalement le métier de masseur, et avoir eu recours au travail dissimulé.

Huit salons et leurs gérants jugés pour avoir toléré la prostitution et pour exercice illégal de la profession de masseur, entre-autre
Huit salons et leurs gérants jugés pour avoir toléré la prostitution et pour exercice illégal de la profession de masseur, entre-autre © Maxppp - MAXPPP

Asia Dream, Pearl Azur,Lotus Paradise, Zen orchydée... ce sont quelques-uns des noms des salons de massage chinois, implantés à Nice, ils sont huit au total renvoyés ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nice. 

Des établissements soupçonnés d'avoir avoir toléré la prostitution de manière habituelle dans un lieu ouvert au public. Leurs gérants et ceux qui sont suspectés d'avoir fait fonctionner et tiré profit de ces salons seront également jugés pour exercice illégal de la profession de masseur kinésithérapeute, exécution de travail dissimulé par l'emploi d'étrangers sans autorisation de travail, aide a l'entrée, la circulation ou au séjour irrégulier d'étrangers en France, obtention frauduleuse de documents administratifs. 

Les dénonciations d'un voisin 

C'est fin mai 2013 que la brigade mobile de la Police aux frontières a découvert le pot au rose, suite à la plainte du voisin d'un des salons. Un habitant de la rue Rossini à Nice soupçonne des faits de prostitution, dans sa résidence, où est hébergé un salon de massage. Il se plaint d'allers et venues, de bruits de réguliers de douche et d'une clientèle masculine au comportement étrangement fuyant

Après quatre mois d'enquête, les policiers lancent une série de perquisitions et d'interpellations, tombent sur des jeunes femmes au statut d'étudiantes chinoises, en tenue très légères, et des clients nus dans dans chambres. Plusieurs sont entendus reconnaissant des "finitions manuelles" proposées par les masseuses. L'un d'eux dit par exemple avoir accepté une masturbation au tarif de 50 euros.  

Des publicités sur Internet proposaient de retrouver dans ces salons de "magnifiques filles dans une ambiance romantique, pour des massages avec les mains, glissant des pieds à la tête", accompagnées de photos de jeunes femmes en sous vêtements. 

Maître Sophie Jonquet défend un des prévenus soupçonné d'avoir assuré la gérance d'un des salons. Il affirme qu'il a seulement effectué quelques actes administratifs tout à fait légaux. Il ignorait tout des masseuses et des prestations sexuelles tarifés qui auraient pu être pratiquées dans ces établissements, aux dires des clients. 

l'avocate Sophie Jonquet

Il s'agira de démontrer qui savait quoi, qui était aux manettes et a tiré profit de ces pratiques. Le procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.