Faits divers – Justice

Il annonce son futur braquage par un texto envoyé à sa copine

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu jeudi 6 octobre 2016 à 16:26

Le braqueur de la boulangerie du boulevard de la Fraternité de Nantes a été jugé ce jeudi après-midi en comparution immédiate.
Le braqueur de la boulangerie du boulevard de la Fraternité de Nantes a été jugé ce jeudi après-midi en comparution immédiate. © Radio France

C'est un braqueur peu ordinaire qui était jugé ce jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Nantes en comparution immédiate. Un homme de 47 ans. Au cours de l'audience, on découvre qu'il a prévenu sa petite amie qu'il allait passer à l'acte en lui envoyant un SMS avec la photo de l'arme.

Ce Nantais âgé de 47 ans est père de 3 enfants. C'est un habitué des salles d'audience. Depuis sa majorité, il cumule 29 mentions à son casier judiciaire. Ce jeudi après-midi il était poursuivi pour le braquage de la boulangerie "la Brossardise" située boulevard de la Fraternité à Nantes.

Vendredi dernier, vers 17h30, il fait irruption dans le commerce le visage dissimulé. Deux clients sont présents. Il leur demande "de dégager", pointe son arme sur la boulangère, se fait remettre la caisse, soit 250€, et prend la fuite à pied avant de rentrer chez lui en bus.

Là je suis en train de me préparer, c'est une peine de 5 à 10 ans que je risque - texto envoyé à sa petite amie avant le braquage.

Avant de partir commettre son méfait, il en informe sa copine par SMS et il accompagne le texte d'une photo : celle de l'arme qu'il utilisera 3 heures plus tard. Une arme factice, en plastique, empruntée à ses enfants. Nouveau texto en fin de journée "Je l'ai fait, tu peux passer me voir, tu me manques".

C'est un témoignage anonyme qui permet de retrouver le braqueur pied nickelé. A l'audience il reconnait les faits. Le président du tribunal tente de lui ouvrir les yeux :

Vous auriez pu vous retrouver devant une cour d'assises. Qu'est-ce-qui vous prend de braquer la boulangerie du coin pour payer vos courses du week-end ?

Le prévenu réclame "une dernière chance". Il écope de deux ans et demi de prison ferme.

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