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Faits divers – Justice

Il appelait le SAMU et menaçait de faire exploser des gares : un homme écope de deux ans de prison

Un homme a semé la panique en gares de Montpellier, Lunel, Bordeaux et Toulouse entre juin et août 2019. Il menaçait au téléphone de faire exploser des grenades. Âgé de 64 ans, sans domicile fixe, il a été condamné à deux ans de prison dont 16 mois ferme.

L'homme a été interpellé à Montpellier, le 13 août 2019
L'homme a été interpellé à Montpellier, le 13 août 2019 © Radio France - Claire Leys

Montpellier, France

"Allo Madame, ça va sauter dans 5 minutes, à la gare. Vous savez ce que j'ai fait à Paris ? 114 morts". Voilà commentun homme a menacé les standardistes du SAMU, à plusieurs reprises, entre juin et août 2019. Un "canular téléphonique" qui a semé la panique en gares de Montpellier, Lunel, Toulouse et Bordeaux

Le 10 juin dernier, la gare Saint-Jean à Bordeaux avait du être évacuée. Dispositif de sécurité, arrêt complet des trains et du tram pendant deux heures... L'appel avait été pris très au sérieux par les policiers. Même scénario à Toulouse, Montpellier et Lunel. L'homme, sans domicile, parcourt le sud de la France. Il aura fallu aux services de police bordelais et montpelliérains deux mois pour retrouver sa trace

La brigade de répression des atteintes aux personnes (Brap) analyse les appels pour identifier et localiser l'individu. Au tribunal correctionnel de Montpellier, ce 16 août, le sans-abri a reconnu les faits, le regard vide, éteint. Il dit mériter d'être puni. 

Des canulars pour "s'échapper de la solitude"

Pour seule défense, le prévenu déclare que ces fausses alertes à la bombe lui permettaient de "s'échapper de la solitude". Le médecin l'a jugé lucide au moment des faits. Son avocate, Maître Davoisne, rétorque : "Mon client n'est pas fou, mais la solitude conduit à la pire des folies. Cet homme vit à la rue depuis 17 ans. Pour la société, il est invisible. C'était un appel au secours." 

L'avocate représentant la SNCF, Maître Damon, rappelle alors qu'il a semé une panique immense, laissant croire à des attentats. Sans compter le préjudice économique pour la SNCF, dont la première estimation s'élève à 28.000 euros. 

L'homme est condamné à deux ans de prison, dont 16 mois ferme, avec obligation de se soigner.

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