Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Il demandait des faveurs sexuelles à des collégiens, le tribunal le condamne à deux ans avec sursis

-
Par , France Bleu Drôme Ardèche

Un Isérois de 23 ans condamné à deux ans de prison avec sursis au tribunal de Valence (Drôme) pour une agression sexuelle et des faits de corruption de mineur sur quinze collégiens de Saint-Rambert-d'Albon. Les faits se sont déroulés de 2015 à 2017. Le jeune homme a aussi l'obligation de se soigner.

illustration
illustration © Radio France - nathalie de Keyzer

Ce jeune habitant de Beaurepaire "recrutait" ses petites victimes pendant près de deux ans, devant deux collèges de Saint-Rambert-d'Albon où il a lui-même été scolarisé. Cet Isérois, âgé aujourd'hui de 23 ans, a fini par être repéré par l'un des proviseurs qui a alerté la gendarmerie au printemps 2017. Dans le collège à l'époque, la rumeur enflait à propos de ce jeune homme d’une vingtaine d'années qui demandait des faveurs sexuelles contre rétributions. Il proposait de rémunérer ses victimes de 12 à 14 ans avec un peu d'argent ou un paquet de cigarettes. 

A la barre, le jeune Isérois reconnait tout, comme devant les gendarmes au début de l’enquête. "C’était un délire, un jeu avec les copains" explique-t-il. La présidente le questionne : "Vous comprenez que c'est anormal à votre âge d'avoir des amis si jeunes, et surtout condamnable de leur envoyer des photos à caractère sexuel en leur demandant de faire la même chose ? Vous avez réfléchi à ce que cela peut faire à un enfant de 12 ans d’être pris dans une telle relation ?" Le jeune homme répond qu'en effet, avec l'âge, il a compris qu'il ne fallait pas faire ça. 

Petites victimes et parents traumatisés

Les parents de trois victimes sont présents au tribunal, un jeune est là aussi mais il refuse de s’exprimer. C'est sa mère qui dit la honte et le mal-être qu' il ressent aujourd'hui encore, plus de trois ans après les faits. Puis la maman du garçon agressé sexuellement se présente elle aussi à la barre. L'Isérois ne bronche pas lorsqu'elle s'adresse directement à lui en lui tendant la photo de son fils au moment des faits.  

"C’était encore un tout petit, il sortait tout juste de ses 12 ans, ça a tout bousculé pour son avenir."

La mère explique : "C'était encore un tout petit, il sortait tout juste de ses 12 ans, ça a tout bousculé pour son avenir. Il avait tellement honte qu'il n'a rien dit à personne". Elle décrit le calvaire de son fils : les cauchemars, les malaises, l’échec scolaire. Elle s'effondre en larmes lorsqu'elle explique qu'aujourd'hui encore son fils désormais âgé de 17 ans est toujours sur la défensive. Les psychologues ont diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique.  Elle cite un exemple : il refuse que sa petite sœur soit envoyée à la garderie, "il a toujours peur qu'il lui arrive quelque chose" conclut la maman. 

L'agresseur lui même abusé dans son enfance

Le jeune Isérois n'a pas osé tout dire aux juges, alors c'est son avocate qui explique. Il est aussi poursuivi pour d'autres faits de même nature devant un juge d'instruction. Dans ce deuxième dossier, il a été mis en examen et envoyé en détention provisoire. Une détention qui lui a permis d'avoir un vrai suivi psychologique et donc de comprendre non seulement la portée de ses actes, mais aussi d'enfin dire qu'il avait lui même été abusé par un proche à l’âge de 12 ans. "Bien sûr, ce n'est pas une excuse" mais il a fait du chemin et pris conscience de ce qu'il a commis assure l'avocate. Le jeune Isérois a été condamné à deux ans de prison avec sursis, l’obligation de se soigner, l’interdiction d'entrer en contact avec les quinze victimes. Obligation aussi de continuer a travailler et indemniser les parties civiles. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess