Faits divers – Justice

Il faisait la "mule" : un Guyanais contrôlé en gare de Nancy avec plus d'un kilo de cocaïne dans le corps

Par Blandine Costentin et Thomas Jeangeorge, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu vendredi 6 octobre 2017 à 17:18

Illustration : sur cette image, on voit des capsules de cocaïne dans le corps d'un passeur.
Illustration : sur cette image, on voit des capsules de cocaïne dans le corps d'un passeur. © AFP - Federal police Sao Polo

Un Guyanais, contrôlé dimanche 1er octobre en gare de Nancy, transportait dans son organisme 149 capsules de cocaïne, soit 1,2 kilo de drogue. Cette "mule", comme on l'appelle dans le jargon douanier, comparaîtra le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Metz.

Dans le jargon des douaniers et des policiers, on appelle ça une "mule" : un homme ou une femme qui ingère de la drogue pour tenter de la transporter sans se faire repérer lors des contrôles. Mais cette fois-ci, c'est raté. Un Guyanais de 35 ans a été interpellé dimanche en gare de Nancy avec, dans son organisme, 1,2 kilo de cocaïne.

Dans son appareil digestif : 149 capsules remplies de drogue

En provenance de Cayenne, puis Paris, il attire l'attention des agents des douanes par son comportement suspect. Ils lui font pratiquer un test salivaire, qui s'avère négatif. L'homme accepte ensuite de se soumettre à un examen médical plus poussé. A l'hôpital de Mercy à Metz, un scanner révèle la présence dans son appareil digestif de plusieurs dizaines d'ovules. Les médecins lui administrent un accélérateur de transit. Au bout de 12 heures d'efforts, il expulse de son corps 149 capsules contenant de la poudre blanche. Après analyse, il s'agit bien de cocaïne. Valeur à la revente : près de 100 000 euros.

Devant les douaniers puis les policiers, ce père de dix enfants, ancien chauffeur routier et orpailleur, au casier judiciaire vierge, a reconnu que c'était la cinquième fois qu'il faisait la mule. Il n'a pas révélé pour qui il travaillait et à qui la drogue était destinée. Selon un enquêteur de la douane, pour un dealer lorrain, faire venir de la sorte de la cocaïne depuis la Guyane, est moins coûteux qu'un aller-retour aux Pays-bas, pourtant plus proche.

Dans l'attente de son procès, le Guyanais a été placé en détention provisoire. Il comparaîtra le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Metz pour transport et détention non autorisé de stupéfiants. Les douanes qui se sont déjà constitués parties civiles dans cette affaire, vont demander une amende de 42 000 euros.

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