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Faits divers – Justice

Loire : il faut une meilleure prise en compte policière et judiciaire des violences faites aux femmes

lundi 8 janvier 2018 à 6:14 Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire

L'affaire Weinstein et le hashtag #balancetonporc sur Twitter ont entraîné, il y a quelques semaines, une vague sans précédent de témoignages de femmes pour dénoncer les abus dont elles sont victimes. Il reste des points à améliorer dans leur prise en charge dans la Loire.

Des violences familiales trop souvent tues par les victimes illustration
Des violences familiales trop souvent tues par les victimes illustration © Maxppp - Lionel Vadam

Saint-Étienne, France

La vague de témoignages née du mouvement #balancetonporc sur Twitter a été ressentie comme une véritable libération de la parole pour beaucoup de femmes qui n’hésitent plus a aborder ces questions avec la police, la justice ou les associations qui travaillent sur le terrain à la protection des femmes.   

Michelle Perrin est la directrice de l'association ligérienne  SOS Violences conjugales 42. Elle et son équipe ont senti un avant et un après, dans la parole des femmes qui viennent les voir. 

Michèle Perrin directrice de SOS violences conjugales 42

Une association comme SOS Violences conjugales 42 , qui prend en compte les violences des conjoints - maris ou concubins- travaille sur le terrain en étroite collaboration avec les forces de l'ordre et la justice pour que la cause des victimes soit pleinement reconnue. Ces dernières années les choses se sont beaucoup améliorées, mais il reste encore du chemin a faire comme le dit sans détour la directrice de l’association. 

"Au niveau de la police et de la gendarmerie, il reste quelques irréductibles gaulois qui sont extrêmement maladroits lorsqu'ils reçoivent une femme victime de violences qui vient porter plainte ou déposer une main courante" — Michèle Perrin

Mais elle ajoute que globalement les choses ont bien changé, et que les politiques de formation mises en place dans les commissariats et les gendarmeries ont changé la donne. Selon l'association  SOS violences conjugales 42 , il reste quand même deux points noirs dans les procédures.  

Ne pas oublier les enfants

Quand un mari bat sa femme ou l'empêche d'aller voir un médecin pour constater les coups et blessures ou lorsque elle est humiliée ou violée, il n'y a pas de témoins puisque tout se passe dans la sphère familiale et ces femmes ne sont pas toujours en capacité d'obtenir des preuves. qui vont soutenir leur dépôt de plainte.

L'autre difficulté concerne les enfants de ces couples déchirés par la violence, les jugements ont trop souvent tendance à oublier cet aspect des choses. L’association considère qu'il faudra être très vigilant dans le cadre du débat politique qui s'annonce sur la garde alternée sur ces cas spécifiques de violences conjugales.   

  • Les violences faites aux femmes c'est l'un des thèmes que nous aborderons lundi matin avec le procureur de la République de la Loire, Jean-Daniel Regnauld, qui sera notre invité à 8h30.