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Faits divers – Justice

Il lançait de fausses alertes d'attentats depuis Abbeville : un an de prison avec sursis

jeudi 6 décembre 2018 à 15:45 Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Picardie et France Bleu

Un jeune Abbevillois de 21 ans a été reconnu coupable ce jeudi par le tribunal correctionnel d'Amiens. En 2016, il avait passé plusieurs dizaines d'appels pour lancer de fausses alertes d'attentats partout en France. Des "canulars" morbides que le jeune homme n'a pas su expliquer.

Le palais de justice d'Amiens
Le palais de justice d'Amiens © Radio France

Pendant près d'un an en 2016, un jeune Abbevillois alors âgé de 19 ans a lancé plusieurs dizaines de fausses alertes d'attentats partout en France. Ce jeudi il a été condamné à 1 an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Amiens. Une peine assortie d'une obligation de soins et d'effectuer des travaux d'intérêt général. 

Immature

Deux ans après les faits, l'Abbevillois de 21 ans "ne semble pas avoir pris la mesure de ses actes" répète à plusieurs reprises le président. Son avocate elle-même le qualifie d'immature. Seule explication du jeune homme : "on m'a demandé de le faire". Pendant les appels, il était en ligne avec plusieurs mineurs via un réseau social. Tous "s'amusaient" en réalisant ces canulars qu'ils agrémentaient parfois de "bruitages d'armes ou de prises d'otages", précise le président. 

Parmi les cibles, le célèbre Café de Flore, dans le IVème arrondissement de Paris. Son gérant a d'ailleurs porté plainte. En septembre 2016, le jeune homme appelle directement le café et lance une alerte à la bombe. Le quartier sera bouclé pendant plus d'une heure et les clients évacués par un grand dispositif de police  alors que la France, toujours en état d'urgence, vit une série d'attentats.

Cibles diverses

Autres cibles, des cafés, restaurants et hôtels partout en France : à Orléans, Lyon, La-Roche-sur-Yon, ou encore Évreux. À chaque fois, le procédé est le même : la bande de jeunes appelle les établissements, la police ou la gendarmerie, pour annoncer une alerte à la bombe ou la présence d'individus munis de kalachnikov qui crient "Allahu Akbar". La peine prononcée correspond aux réquisitions du Procureur. Seul regret pour ce dernier : le stage de citoyenneté demandé n'est pas retenu. Il est payant et le jeune homme qui a arrêté les études après le collège n'a pas de ressources.

Autre fait marquant à l'audience : pendant leurs appels, les jeunes ont parfois réclamé aux forces de l'ordre, et obtenu,  des Fichiers de personnes recherchées (FPR) ou des Systèmes de traitement des infractions constatées (STIC). Des données sensibles auxquels n'ont accès que les autorités judiciaires et administratives ou les forces de l'ordre.