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Faits divers – Justice DOSSIER : Incendie du Cuba Libre à Rouen : le procès

"Il manque des réponses à nos questions", regrette le père d'une victime de l'incendie du Cuba Libre

Une semaine éprouvante s'achève pour les familles des 14 victimes de l'incendie du Cuba Libre à Rouen, en août 2016. Le procès des deux gérants du bar reprendra lundi, avec le réquisitoire et les plaidoiries de la défense. Les débats se sont achevés sur un constat décevant pour les familles.

Les débats à proprement parler se sont achevés ce jeudi soir dans le procès des deux gérants du Cuba Libre.
Les débats à proprement parler se sont achevés ce jeudi soir dans le procès des deux gérants du Cuba Libre. © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Rouen, France

Johnny Autin a perdu sa fille de 20 ans dans l'incendie du Cuba Libre. Mégane était sa fille unique. Trois ans après le drame, il espérait des explications, des réponses, des aveux de la part des deux prévenus. "J'avais espoir qu'ils parlent, qu'ils reconnaissent que la porte de secours était tout le temps fermée". Johnny aurait aimé que les deux responsables de la mort de sa fille et de 13 autres personnes prennent leurs responsabilités devant le tribunal correctionnel de Rouen qui les juge depuis lundi, pour "homicides involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité et de prudence".

Pourquoi n'ont ils pas indiqué l'existence d'une issue de secours ?

Beaucoup de questions restent encore sans réponse à l'issue des débats. Les deux prévenus n'ont pas su expliquer clairement pourquoi ils n'avaient pas indiqué aux pompiers la présence d'une porte de secours au sous-sol. L'information aurait pourtant permis si ce n'est de sauver des gens, au moins d'essayer. "Dans les deux minutes, on était en contact avec cette porte pour la fracturer" expliquait lundi le capitaine des pompiers.  

Ce vendredi, l'audience est consacrée aux plaidoiries des avocats des parties civiles. Eux aussi regrettent que les prévenus n'aient pas livré toutes les explications sur les motivations de leurs agissements. "Ils ont commis des erreurs à tous les niveaux. Tellement de fautes que ça en devient criminel", tonne Maître Rose-Marie Capitaine. Juridiquement, les deux hommes sont poursuivis pour des homicides involontaires aggravés, mais "c'est par des actes volontaires que les deux prévenus ont causé la mort de ces enfants", affirme une autre avocate de la partie civile. 

Réquisitions et plaidoiries de la défense lundi

Le procès des deux frères Boutrif reprendra lundi 16 septembre, par les dernières plaidoiries des parties civiles. Le procureur de la République prendra ensuite ses réquisitions. Les deux prévenus risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. Ensuite, plaideront les avocats de la défense. Maître Akli Aït Taleb, l'avocat de Nacer Boutrif, rappelle que son client a reconnu les faits. Mais il explique aussi que "les fautes qu'ils (les prévenus) ont commises ne sont pas exclusives". Selon lui, les pouvoirs publics et notamment la Ville de Rouen aurait pu, du, faire des contrôles. Une défense balayée d'un revers de la main par Maître Marc François, qui défend la famille du D.J., Zach : "Comme un chauffard roulant à 200 kilomètres à l'heure provoque un accident, et qui dit c'est pas de ma faute, il n'y avait pas de radar !"

Les deux prévenus prendront la parole en dernier lundi. Le jugement sera mis en délibéré à une date qui la Présidente n'a pas encore communiquée.

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