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Faits divers – Justice

Il meurt neuf mois après une violente agression à Dijon, le parquet ouvre une information judiciaire

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Par , France Bleu Bourgogne

Les obsèques de Sébastien avaient lieu ce vendredi à Meursault, le même jour, le procureur-adjoint de la République au Tribunal de Dijon a ouvert une information judiciaire. Ce jeune-homme victime d'une agression en pleine nuit à Dijon en octobre, s'est ensuite battu pendant neuf mois à l'hôpital.

 Le tribunal de grande instance de Dijon.
Le tribunal de grande instance de Dijon. © Radio France - Fany Boucaud

Dijon, France

Sébastien Gollote avait 34 ans, il a été agressé le 28 octobre dernier à 2 h 20 du matin rue Chabot Charny à Dijon. Il rentrait de boîte de nuit avec un ami, lorsqu'ils ont reçu un coup violent à la tête, les faisant perdre conscience. Sébastien s'est ensuite battu pendant neuf mois à l'hôpital, incapable de parler, ni de bouger. Ce mardi il a perdu la vie, ses obsèques avaient lieu à Meursault ce vendredi. Dans le même temps, Thierry Bas, le procureur-adjoint du Tribunal de Grande Instance de Dijon, a ouvert une information judiciaire. 

Les faits de l'agression restent très flous 

Remonter la piste des agresseurs risque d'être compliqué, au vu des éléments actuels. L'ami qui accompagnait Sébastien a lui aussi été attaqué, un peu moins violemment, il a eu la force d'appeler les secours mais n'a aucun souvenir de l'attaque. "Il ne se souvient d'absolument rien malheureusement, même en mettant les pièces bout à bout. Les caméras de vidéo surveillance indiquent que deux groupes se promenaient en ville aux alentours du lieu de l'agression, mais l'agression en elle-même n'est pas filmée," explique Thierry Bas. 

Dans tous les cas, une enquête aurait été ouverte, mais la mort de Sébastien change la donne. L'instruction vise à comprendre si c'est bien l'agression qui a entraîné son décès, ou s'il y a d'autres causes. "On n'a pas tous les résultats de l'autopsie, il y a des prélèvements et il faut attendre le reste des résultats, souligne Thierry Bas. On sait qu'il y a eu des coups violents portés à la tête, maintenant l'instruction permettra de déterminer s'il n'y a pas eu d'autres causes menant au décès."  

"On espère toujours de nouveaux témoignages" - Thierry Bas

Certaines personnes ont déjà témoigné, bien-sûr, "on espère toujours de nouveaux témoignages," souligne le procureur-adjoint, pour mieux comprendre. Alors si cela vous dit quelque chose, rendez-vous au commissariat même si vous ne vous souvenez que d'un élément minime. 

Le ou les agresseurs risquent une condamnation pour homicide volontaire, ou pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.