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Faits divers – Justice

"Il n'y a aucun élément nouveau", Franck Proust fait appel de sa mise en examen

samedi 29 juillet 2017 à 15:54 Par Maxime Bacquié, France Bleu Gard Lozère

Franck Proust est sorti de son silence ce samedi. Deux jours après l'annonce de sa mise en examen pour "trafic d'influence, tentative de trafic d'influence et favoritisme", le 1er adjoint à la ville de Nîmes s'est expliqué devant la presse. Pour lui, il n'y a "rien de nouveau" et il va faire appel.

Franck Proust ne digère pas sa mise en examen dans une affaire qui remonte à près de quinze ans.
Franck Proust ne digère pas sa mise en examen dans une affaire qui remonte à près de quinze ans. © Radio France - Maxime Bacquié

Nîmes, France

"Il n'y a aucun nouvel élément dans cette enquête, je ne comprend pas". Après 24 heures de silence, Franck Proust a pris la parole ce samedi matin devant la presse pour commenter sa mise en examen. Le député européen et 1er adjoint à la ville de Nîmes est accusé de "favoritisme" lorsqu'il était président de la Senim (Société d'équipement de Nîmes Métropole), entre 2001 et 2008.

Plusieurs appels d'offres suspects avaient été pointés du doigt par un rapport publié en 2008 par la chambre régionale des comptes. L'enquête a été ouverte il y a plus de dix ans, Franck Proust avait déjà été convoqué pour ces soupçons en 2010, et à l'époque, il était ressorti libre du bureau du juge d'instruction. Pas cette fois.

"J'ignore ce qu'on me reproche"

Jeudi, Franck Proust a passé 13 heures dans le bureau d'un autre juge d'instruction, pour répondre "aux mêmes questions qu'en 2010". "J'ignore ce qu'on me reproche. J'ai passé 13 heures avec ce juge et je ne sais toujours pas ce que j'ai fait de mal. J'ai 30 ans de vie politique et j'ai toujours mis la probité comme première priorité."

"Selon moi, Franck Proust n'a pas été mis en examen à l'issue de son audition jeudi, il l'était déjà avant de mettre les pieds dans le bureau du juge," estime son avocat, qui annonce que son client va faire appel de cette mise en examen.

Alors pourquoi cette enquête rebondit sept années après la dernière convocation ? "Je n'en sais rien !" clame Franck Proust. "Peut-être que le contexte national de moralisation de la vie publique joue, peut-être que ce nouveau juge d'instruction veut clore une bonne fois pour toute ce dossier. De toute façon, quand on est un homme politique, on ne bénéficie pas de la présomption d'innocence, on est présumé coupable et il faut démontrer qu'on est innocent. Et bien je le ferai !"

Franck Proust ne démissionnera pas et va porter plainte pour diffamation

Franck Proust a par ailleurs annoncé son intention de porter plainte pour diffamation contre l'ancienne directrice juridique de la Senim qui avait parlé à l'époque des faits de "favoritisme" et de montages "pas très catholiques". Le premier adjoint à la ville de Nîmes ne compte pas démissionner de ses mandats, alors que certains élus locaux, comme Catherine Bernié-Boissard, élue d'opposition au conseil municipal, lui demande de quitter ses fonctions.

"Si je dois retenir un point positif de cette mise en examen, c'est qu'on va enfin pouvoir aller au bout du bout de l'affaire et je vais pouvoir montrer que je suis innocent," conclut Franck Proust, après plus de deux heures de conférence de presse.