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Il proposait sa fille de 12 ans sur des sites libertins : un magistrat bourguignon mis en examen à Besançon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu Bourgogne, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Auxerre, France Bleu

Un magistrat dijonnais a été mis en examen à Besançon pour avoir proposé à des internautes des relations sexuelles avec sa fille âgée de 12 ans. Des annonces postées sur un forum de rencontres libertines.

Tribunal de Besançon
Tribunal de Besançon © Radio France - Anne Fauvarque

Un magistrat de Dijon a été mis en examen à Besançon pour avoir proposé le viol de sa fille de 12 ans sur des sites internet de relations libertines. Le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, s'est exprimé ce vendredi sur ce dossier, confirmant l'information révélée par Europe 1 le matin. Le suspect âgé de 55 ans est marié avec une magistrate et exerce en tant que juge aux affaires familiales. Le couple serait habitué à fréquenter des sites libertins, pour participer à des relations sexuelles en groupe. 

Des photos de sa fille en maillot de bain

A partir d'octobre 2019, cet ancien juge pour enfants aurait proposé des rapports sexuels aux internautes en incluant sa femme et leur fille âgée de 12 ans. Il postait aussi des photos de sa fille en maillot de bain, pour illustrer ces annonces. Le magistrat aurait formulé ces propositions à plusieurs reprises, sans recevoir de réponse favorable de la part d'internautes. C'est un utilisateur du site qui a signalé ces messages au gestionnaire, qui a lui-même alerté la justice.

Le parquet de Nanterre a d'abord confiée l'enquête à l'Office central de la répression des violences aux personnes (ORCVP) et ouvert une information judiciaire. L'enquête est menée sous pseudonymes, pour converser avec le suspect, qui est alors localisé en Côte d'Or. Le parquet de Dijon est donc saisi mais demande le dépaysement du dossier. En janvier, l'affaire est donc transmise à Besançon, pilotée par le procureur de la République Etienne Manteaux. L'enquête dure jusqu'à la fin du mois de mai.

Des "fantasmes" sans passage à l'acte

Le couple de magistrats a été placé en garde à vue le 4 juin et les perquisitions menées au domicile et dans leurs bureaux apportent des preuves. Pendant son audition, le suspect reconnaît avoir posté tous les message et met sa femme hors de cause. Il confie qu'il s'agissait de "fantasmes" et qu'il n'aurait jamais laissé personne passer à l'acte. Aucune image pédopornographique n'a été retrouvée pour l'instant et il n'y aurait eu aucun abus sexuel sur mineurs. La fille de 12 ans, entendue et auscultée, n'a subi aucun abus sexuel.

"C'est resté a priori dans la sphère fantasmatique"

A l'issue de sa garde-à-vue, ce juge a été présenté au parquet de Besançon et mis en examen le 5 juin pour "instigations à commettre un viol sur mineur non suivi des faits", une poursuite rare d'après Etienne Manteaux. 

Sa femme n'était pas au courant

Après sa mise en examen, le suspect a été libéré et placé sous contrôle judiciaire avec une obligation de soins et l’interdiction d’exercer une activité professionnelle au contact de mineurs. Il sera jugé devant un tribunal correctionnel. Sa femme a été remise en liberté sans être poursuivie en justice, car elle n'était pas au courant des annonces postées par son mari.

Des sanctions disciplinaires demandées

De son côté, la Ministre de la Justice, Nicole Belloubet a saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ce jeudi pour demander à suspendre de ses fonctions ce juge, temporairement, le temps de la procédure. Le CSM a maintenant quinze jours pour rendre sa décision. Pour l'instant, ce magistrat n'a pas repris son poste, d'après le Parquet de Dijon. Il est en arrêt de travail depuis le 4 juin.

Etienne Manteaux, le procureur de la république de Besançon.
Etienne Manteaux, le procureur de la république de Besançon. © Radio France - Marie-Coralie Fournier
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